Raffi l’avait dit …

Le ministre  arménien des Affaires Etrangeres, Ara Ayvazyan a
devoilé les détails de sa rencontre avec Jean-Baptiste Lemoyne,
Secretaire d'Etat chargé de la Francophonie du gouvernement
Jean Castex.
Le ministre arménien a soulevé le problème du patrimoine
historique et culturel actuellement sous contrôle azerbaïdjanais
qui sont en danger de destruction comme ceux du Nakhichevan
dans le passé. (des milliers de croix de pierre , ndlr).
 
Hormis un nombre minime de forteresses ou de garnisons , il
s'agit d'églises, de monastères, de couvents et d'établissements
scolastiques, la plupart dédiés à la théologie mais également , il
faut l'admettre, des centres culturels .
De nos jours le Chef Suprême de l'Eglise arménienne (le catholicos Karékine II, ndlr)
réitère
son soutien aux anciens dirigeants du pays qui au lieu de 
dépenses militaires ont édifié des fortunes personnelles inves-
ties dans les paradis fiscaux.
Le grand écrivain Raffi (1835-1888) que les oligarques arméniens
actuels connaissent peut-être de nom. avait écrit il y a cent 
cinquante ans ces paroles prophétiques, à  l'encontre des dirigeants de l'époque,  
qui sont toujours d'actualité.
 
"Si vous construisiez des forteresses au lieu d'églises, de monas-
teres ou de couvents, si vous achetiez des armes au lieu de
couvrir d'or les croix et les autels, si vous aspiriez l'odeur de la
poudre des canons au lieu de l'encens, notre pays ne serait pas
en ruine, nos frères ne seraient pas massacrés ni nos soeurs violées.
Notre destruction est la résultante de ces monastères et couvents qui nous ont
réduit en esclavage."
 
De nos jours, l'oligarque Gaguig Dzadouryan se vante d'avoir
construit une église , pres de l'hotel particulier de son épouse,
sur une colline aux environs d'Erevan : " Serait-ce mieux que
cette colline restat vide ?"
 
Aux responsables militaires de juger si la colline présente une
importance stratégique.
 
Zaven Gudsuz
zaven471@hotmail.com
——————————————————————————————————-
"Tant de couvents, de chapelles, d'églises , de monastères , de centres scholastiques de théologie & si en plus il n'y a personne (la-haut) ….!"
——————————————————–
photo : domaine public

Raffi naît en 1835 (en 1837 selon Anahide Ter Minassian[1]) à Payadjouk, village arménien de la province de Salmast (aujourd’hui au nord de l'Iran, près du lac d'Ourmia)[1].

Son père, à la fois un riche marchand[1] et un agriculteur, faisait partie de la bourgeoisie locale. Cette situation, et le fait qu’il soit l’aîné d’une famille nombreuse composée de 13 enfants, lui permet de bénéficier d’une éducation de qualité.

Son éducation commence à l’école de son village, école qui le marque par ses méthodes dures et archaïques, sévérité et méthodes punitives que Raffi décrit et dénonce d’ailleurs remarquablement dans un de ses romans, Kaïtzer (« Foudres »), à travers le personnage du prêtre Der Todik, prototype du maître ignare et brutal[1]. Puis, à l’âge de 12 ans, son père l’envoie dans un internat à Tiflis afin qu’il puisse continuer ses études secondaires.

Tiflis, aujourd’hui Tbilissi, abritait à l'époque un grand nombre d'intellectuels arméniens. Les affaires de son père se dégradant, il est obligé de retourner dans son pays natal. C’est à cette époque qu’il commence à enseigner la langue arménienne ainsi que l’histoire dans l’école Aramian de Tabriz, celle d’Agoulis dans le Nakhitchevan mais aussi par la suite à Tiflis.

Au cours de sa vie, Raffi entreprend de nombreux voyages dans les villages et les provinces arméniennes de l’Arménie orientale et occidentale. Là où il voyage, il se rend compte de la misère quotidienne de la population arménienne, sous la menace constante des Turcs et des Kurdes. À l’instar d’autres intellectuels arméniens, Raffi est convaincu qu’il n’est plus possible de vivre ainsi : il souhaite dès lors transformer la société arménienne en profondeur. Et pour cela, il est nécessaire de faire prendre conscience au peuple de la réalité tragique dans laquelle il vit.

Il écrit énormément. Tous ses écrits sont publiés dans les revues Mchak et Ardzakank. Son œuvre principale, Le Fou, parue d'abord en feuilleton — dans la revue Mchak —, eut un grand succès. Ce roman est lu à l’époque par toute la jeunesse arménienne ; et il a un esprit très patriotique. Il crée dans ses romans de véritables héros nationaux et révolutionnaires arméniens ; il est d’ailleurs connu chez les Arméniens qu’« Il n’existe pas de Fedayin qui n’ait pas lu Raffi… ».

Il considère l’éducation en langue arménienne de la population comme étant fondamentale, c’est pourquoi il entreprend par divers moyens (dans la presse, dans les romans, par l’enseignement) de combler ce manque de culture dans la population.

Il meurt en 1888 à Tiflis, où ses funérailles attirent une foule considérable. Il est enterré dans le Panthéon des Arméniens, le cimetière Khodjivank de Tbilissi, là où reposent également Hovhannès Toumanian, Gabriel Sundukian, Ghazaros Aghayan ou encore Grikor Ardzruni.

Œuvre

Parmi ses fameux romans, on retrouve :

Parmi ses romans historiques figurent :

Hommages

Il existe aujourd’hui une école et une rue en son nom à Erevan.

Notes et références

  1.  « À l'occasion de la traduction française du Fou, l'historienne Anahide Ter Minassian revient sur la vie de son auteur, de son vrai nom Hakob Mélik Hakobian (1837-1888) dont la vie se confond avec celle d'une nation en plein réveil », France-Arménie, no 36,‎ 16-30 novembre 2007 

 

 

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

 
 
 
 
 



Artzakh-Nakhitchevan : « le silence criminel » documentaire le 2 Mai 2018 à 20h30

au 17 rue Bleue 75009 Paris , métro : Cadet , 2 mai 2018 à 20h30

Le Nakhitchevan (en azéri : Naxçıvan ; en arménien Նախիջեվան) est une région du Caucase qui constitue aujourd'hui une république autonome d'Azerbaïdjan, dont la ville principale et chef-lieu porte le même nom, Nakhitchevan. La région était un canton de la province historique arménienne du Vaspourakan.

Le Nakhitchevan a des frontières directes avec l'Iran, l'Arménie et la Turquie, mais il est sans continuité territoriale avec le reste de l'Azerbaïdjan. Les tensions persistantes avec l'Arménie entravent toute communication directe entre l'Azerbaïdjan et le Nakhitchevan, accentuant l'isolement de ce dernier. Mais cette région est épargnée par la guerre entre ces deux voisins, en partie grâce à la Turquie qui bénéficie d'un statut de garant selon les termes du traité de Moscou signé entre les Kémalistes et les Soviétiques en 1921

source : wikipedia




Invitation à Investir

INVITATION
La Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises des Hauts-de-Seine (CGPME 92) et

Le Groupement Interprofessionnel International Arménien (G2IA) vous invitent :

Mardi 26 mars 2013 – de 18h à 21h
Dans les locaux de l’IFCV
70, rue Anatole France, 92300 Levallois-Perret
(Parking et métro Anatole France)

Les pays de la CEI (Communauté des Etats Indépendants: Russie, Kazakhstan, Ukraine, etc) offrent de réelles opportunités de développement à l’international pour les PME françaises.

Lors de la réunion d’information et d’échanges, le G2IA présentera des solutions opérationnelles pour aborder ces marchés dans une démarche peu coûteuse, souple et conçue spécialement pour les dirigeants de PME au travers de sa plateforme francophone basée à Erevan, capitale de l’Arménie.

Cette action s’inscrit dans le cadre de la Convention de partenariat entre le G2IA et la CGPME 92 signée le 12 février dernier.

En présence de :

• L’attaché économique de l’Ambassade de la République d’Arménie en France,
• Jean-Luc Duhamel, Président de la CGPME 92,
• Cécile Gul, Présidente du G2IA,
• Les étudiants de Master de l’UFAR (l’Université Française d’Arménie) en stage à Paris.

Programme :

• Introduction et enjeux : Jean Luc Duhamel,
• Présentation du réseau international du G2IA : Cécile Gul,
• Exporter / s’implanter dans les pays de la CEI avec le G2IA: Sasun Saugy (Secrétaire Général du G2IA).


Signature de la convention entre la CGPME 92 et le G2IA

Inscription gratuite et obligatoire auprès d’Anne-Sophie Rabache :
Tel 01 47 37 11 33 – Fax 01 47 31 60 64 asrabache@cgpme92.org

 
CGPME



Le président russe Vladimir Poutine reçoit le président d’Arménie Serge Sarkissian

A Moscou, le président russe Vladimir Poutine a reçu le président d'Arménie Serge Sarkissian Sarkissian Poutine& l'a félicité pour sa victoire à plus de 60% à l’élection présidentielle du mois dernier "qui témoigne de la confiance du peuple d'Arménie" selon le prsésident Poutine qui a ajouté :"Nous avons des relations privilégiées avec l’Arménie ».

 Le Kremlin a déclaré que les deux présidents V. Poutine et S. Sarkissian ont parlé des solutions urgentes pour la coopération russo-arménienne dans les trois domaines politique, économique et humanitaire.

Le président Poutine s'est félicité de la hausse de 20 pour cent dans le commerce russo-arménien en 2012 .La Russie est en effet le premier investisseur étranger en Arménie depuis la fin de l'URSS..

« Nous avons de grands et prometteurs plans d’investissement communs“. a-t-il promis.

Le président Sarkissian a déclaré , pour sa part :

« Bien sûr, il y a des problèmes en Arménie,mais nous enregistrons des progrès économiques  & nous comptons sur le soutien de la Russie »,

 

L'économie de l'Arménie :

Alors que les prévisions de croissance économique de l’Arménie étaient, pour 2008, de 10,0 %, le pays a en fait enregistré une croissance de 13,8 %. Le budget de l’État arménien a atteint un nouveau record en 2008, équivalent à 2,45 milliards de dollars[39]. C’est ce qu’a annoncé Serge Sarkissian mercredi 12 septembre 2007. Devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre a également prévu une augmentation des impôts sur le revenu pour l’année à venir. Ce budget prévoit de consacre 1,7 milliard de dollars (583 milliards de drams) aux dépenses du gouvernement, soit 18 % de plus qu’en 2006. Serge Sargsian n’a pas donné plus de détails. Pour l'année 2009, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) table sur une croissance de 8,3 %. Mais aujourd’hui, avec la crise économique mondiale, les données des prochains mois sont revues à la baisse. La raison de cette baisse est intimement liée à la souffrance de l'économie de la Russie. Cette dernière étant le premier partenaire économique de l’Arménie.

La dette extérieure de l’Arménie représentait 1,265 milliard de dollars au 1er juillet 2007 en augmentation de 9,3 % en un an (chiffres fournis par le Centre national d’études statistiques d’Arménie). La dette de l’État arménien est de 1,103 milliard de dollars, celle de la Banque centrale d'Arménie est de 158 millions. Les créanciers de l’Arménie sont les structures financières internationales (1,124 milliard) dont la Banque mondiale (909 millions) et le Fonds monétaire international (156 millions).

PIB :

Année PIB (en millions de drams) accroissement (en %) PIB par habitant (drams/hab) Déflateur du PIB (en %)
2000 1 031 338,3 +5,9 % 320 182 −1,4 %
2001 1 175 876,8 +9,6 % 365 849 +4,1 %
2002 1 362 471,7 +13,2 % 424 234 +0,7 %
2003 1 624 642,7 +14,0 % 505 914 +4,6 %
2004 1 907 945,4 +10,5 % 593 635 +6,3 %
2005 2 242 880,9 +13,9 % 697 088 +3,2 %
2006 2 656 189,8 +13,2 % 824 621 +4,6 %
2007 3 149 283,4 +13,7 % 976 067 +4,2 %
2008 3 568 227,6 +6,9 % 1 103 348 +5,9 %
2009 3 141 651,0 −14,1 % 968 539 +2,6 %
2010 3 460 202,7 +2,2 % 1 062 683 +7,8 %
2011 3 776 443,0 +4,7 % 1 155 405 +4,2 %

source : wikipedia.fr