Une armée forte , une dissuasion nucléaire : & l’Arménie sera la Grande Arménie …

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L'un des points problématiques de l'Accord de Washington signé le 8 août 

dernier entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan est la question des revendications

territoriales mentionnées dans la Constitution de la République d'Arménie

dont l'Azerbaïdjan exige  la suppression afin de ratifier un traité de paix.

Dans la mémoire collective des Arméniens aux revendications territoriales

de l'Arménie occidentale, usurpées par les Turcs, s'ajoute la récente perte

de l'Artsakh.

Pendant les 70 ans du règne sovietique pas un texte officiel concernant  les

revendications n'a paru  ni dans la presse, ni dans les manuels scolaires et 

ni dans les communiqués gouvernementaux à Moscou  comme à Yerevan.

Sauf à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Staline poussé par une politique

expansionniste  et non par l'arménophilie,  a réclamé d'Ankara les deux 

provinces arméniennes, Kars et Ardahan frontalières à l'Arménie sovietique

qui avaient été cédées à Atatürk .par Lenine:

Suite logique au refus de la Turquie,  Staline a ordonné une opération

militaire sovietique en vue d'annexer (récupérer , ndlr) les deux provinces en question.

Même la date fatidique de l'intervention était établie soit le 10 août 1945.

Mais, la veille de l'opération planifiée, les Etats-Unis déclenchent  une

frappe nucléaire sur Hiroshima  ce qui  tourmente Staline  et il décide 

d'annuler le plan d'annexion.(récupération, ndlr)

Malgré l'absence de revendications officielles pendant l'ère sovietique

les Arméniens en Arménie et dans la diaspora  ont gardé  vivante la 

mémoire collective. 

Avec l'avènement de l'indépendance de la troisième République

arménienne en 1991 la réclamation officielle  des torts historiques

concernant les territoires ancestraux ont été mentionnés  dans la 

Constitution.

Au cours de l'histoire , depuis le début de l'Empire ottoman, tous les

territoires conquis par les Turcs  n'ont jamais été rétrocédés par

négociation diplomatique mais par des armes.

C'est seulement avec une armée nationale forte et disciplinée et la 

mémoire collective vivante  que l'Arménie pourra récupérer ses

terres usurpées

De 1991 à 2020, avec des revendications mentionnées dans la

Constitution nous n'avons récupéré un pouce de territoire, mais 

nous en avons cédé l'Artsakh face à une armée plus forte , peu

importe ses composantes.

Certs, les revendications incorporées  dans notre Constitution

expriment le souhait ardent  de tout Armenien mais, elles restent

dans un cadre affectif.

Nos revendications deviendront efficientes seulement avec une 

armée forte et des alliés stratégiques.

Vue la géopolitique actuelle et ,malheureusement, notre position

de vaincue nous empêchent d'être exigeants  contre le vainqueur.

Pour la paix, la survie de la République arménienne et la 

sauvegarde  de la vie d'une génération, il est inutile et malheureux

de polémiquer  pour le maintien ou la suppression  d'une évocation

dans la Constitution.

Viendra le jour ou avec une armée forte et une société prospère 

nous amenderons  notre Constitution ne tenant pas compte  des

exigences d'autrui.

 

P.S.  Le signataire n'appartient à aucune institution politique et 

n'est un partisan de Pachinyan  qu'il considère comme un 

Premier ministre élu démocratiquement de la République d'Arménie

par les citoyens arméniens qui envoient leurs fils au front pour la

défense de la Patrie et paient leur impôt au percepteur de l'Arménie.

 

Zaven Gudsuz    zaven471@hotmail.com   (ancien élève des collèges mekitaristes d'Istanbul & de Sèvres)Collège Samuel Moorat

diplômé d'économie de l'Université de Nantes en France 

 

 

 

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