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La Turquie : le pays des Turcs , des Arméniens , des Kurdes , des Assyro-Chaldéens , des Syriaques , des Grecs ….

Le 04/07/2019 | Par | Catégorie: TOURISME



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MARCHANDAGE ERDOGAN – TRUMP POUR LES S-400 RUSSES ?
La politique évolue parfois si étrangement que le public n’y comprend plus
grand-chose. Les ennemis d’hier deviennent les amis d’aujourd’hui et vice-
versa.
Pour mémoire :
 Membre de l’OTAN depuis février 1952, la Turquie, en est une solide
composante. Entre 1950 -1953 lors de la guerre de Corée, elle a envoyé
plusieurs contingents sur zone.
 Le 2 juillet 1974, la Turquie envahissait la République de Chypre ; elle occupe jusqu’à aujourd’hui la
partie nord de l’île où elle a installé une République fantoche.
 Le 24 avril 1915, les Turcs avaient arrêté, déporté et assassiné plusieurs centaines de notables
arméniens de Constantinople. Les noms de ces martyrs sont connus et sont désormais inscrits dans
les archives historiques de la République d’Arménie. Après les massacres et les déportations des
Arméniens sur leur sol natal, leurs maisons ont été récupérées par les Kurdes. Ce peuple vivait sur
les terres de l’Arménie occidentale, entre l’Iran, l’Irak et la Syrie.
Sous l’Empire, le « Hamidiyé Alayi » composé de Kurdes assurait la sécurité du sultan ; il fut utilisé
par le pouvoir turc pour spolier les Arméniens. Dans les années 30, les Kurdes s’organisèrent pour
faire valoir leur identité et leur droit à l’autonomie. Ils formèrent des organisations politiques
comme le PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan qui eut pour chef Öcalan. Celui-ci fut arrêté par
les autorités turques, jugé et condamné à mort le 15 février 1999. Cependant, sa peine fut commuée
en détention à perpétuité car, en tant que candidat à l’adhésion à l’Union Européenne, la Turquie ne
pouvait exécuter un condamné. Depuis  lors, Öcalan est emprisonné dans une île-prison dans la
mer de Marmara.
Contrairement aux Turcs, les Kurdes ont présenté aux Arméniens leurs excuses pour les crimes
commis par leurs aïeux.
 Le 20 mars 2003, lors de la guerre contre l’Irak, la Turquie ne donna pas l’autorisation aux
Américains d’utiliser la base militaire d’Incirlik qu’elle leur avait loué pour faire décoller leurs
bombardiers. Les Américains furent obligés d’emprunter un autre itinéraire pour leurs opérations.
Avec la bénédiction de l’Occident, le parfum du Printemps arabe embrasa l’Afrique du nord de la Tunisie
jusqu’à la frontière de la Libye. Toutefois, les événements prirent une autre tournure ; la Libye fut un
morceau plus dur à avaler ; le peuple était malgré tout attaché à son autoritaire dirigeant. Par conséquent, il
fallut avoir recours à l’OTAN pour briser l’armée libyenne. À la suite de cette intervention, le président
Kadhafi fut assassiné.
 
Après l’intervention de l’OTAN en Libye, le vent de la révolte traversa l’Égypte pour atteindre la Syrie le 15
mars 2011. Le printemps arabe échoua face à Bachar El Assad, président syrien. Ennemi de la Syrie, la
Turquie ouvrit grand ses portes aux réfugiés syriens qui fuyaient les bombardements. Bachar El Assad avait
signé avec la Russie des accords tant militaire que d’assistance technique et commerciale. Pour les
Américains, ce morceau syrien fut indigeste. Profitant de l’opportunité de cette guerre, la Turquie mena
plusieurs attaques contre les communautés kurdes à la frontière du pays.
Si les sites touristiques méditerranéens de Turquie attiraient de nombreux touristes russes chaque année, un
événement inattendu vint troubler cette situation. Le 24 novembre 2015, un avion militaire russe fut abattu
à la frontière de la Syrie et son pilote tué. Les rapports entre la Russie et la Turquie devinrent difficiles.
L’assassinat de l’ambassadeur russe, Andreï Karlov, à Ankara le 19 décembre 2016 provoqua l’arrêt des
relations diplomatiques entre les deux pays. Jadis, un tel événement aurait déclenché une guerre entre les
deux pays.
Afin d’aplanir les tensions, la Turquie présenta ses excuses aux Russes. La géopolitique prenait le dessus sur
ces événements et les rapports entre les deux pays se sont améliorés.
Membre de l’OTAN, la Turquie avait commandé 100 unités de F-35 américains le 28 août 2017. Les militaires
turcs suivaient une formation spécifique pour piloter ces bombardiers. Entre temps, Ankara avait également
commandé, le 12 septembre 2017, des fusées S-400 russes, efficaces intercepteurs de missiles et de
bombardiers.
Les États-Unis s’opposèrent à cette transaction, en exerçant un chantage sur la livraison des F-35 à la Turquie
et en suspendant la formation des pilotes. En revanche, les militaires turcs s’entrainaient au maniement des
S-400 russes. La Turquie se trouva entre les S-400 russes et les F-35 américains.
Par ruse, la Turquie pourrait gagner sur les deux tableaux. Ne conclurait-elle pas un accord avec les
Américains en leur transmettant le secret de fabrication des S-400 russes qui avaient fait leur preuve au
front pour contrer les performances des F-35 américains et nuire à leur vente sur le marché mondial ?
Voilà ci-après, une partie du document relevé le 28 juin 2019 dans Sputnik France dans la rubrique
international « Erdogan confirme que Trump comprend les motivations de la Turquie concernant les S-400
russes »«En effet, en ce qui concerne les S-400, Monsieur Trump connaît très bien les soucis de la Turquie et
pourquoi nous avons besoin de ce système et comment nous sommes arrivés à cet point », a tenu expliquer
RecepTayyip Erdogan.
Avant d’ajouter:
« Je crois que notre rencontre avec le Président américain lors du sommet du G20 sera important pour
surmonter le point mort dans nos relations bilatérales et renforcer notre coopération.»
La fin de la livraison des S-400 en Turquie et la formation de spécialistes turcs par des militaires russes est prévue pour la fin de l’année 2019…..
 
Nersès DURMAN


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