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S’ils avaient écrit en anglais ou en français, ils seraient mondialement connus : Hovhannès Toumanian

Le 04/05/2019 | Par | Catégorie: LA CRITIQUE LITTÉRAIRE



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  • " Tout au long de sa vie, Toumanian a écrit des quatrains. Il commence en 1890 et il finit en 1922. Il fallait marquer le 150 ème anniversaire de sa naissance.

  • Pourquoi des quatrains ?

  • En fait, c’est le Japon des Haiku qui initie Toumanian au texte court. Mais avant lui, Koutchak avait déjà pratiqué ces sortes de brèves qui concentrent un maximum de sentiments, d’expression de la vie, de choses qui passent, de regrets, de nostalgies, de mélancolie.

  • Mais tout ça à la sauce Toumanian.

  • Toumanian est notre La Fontaine. Un écrivain d’une grande humanité quand les autres se contentent d’être écrivains sans parvenir à être humains.

  • Une traduction donc.

  • Et pour celui qui sait l’arménien, un livre en bilingue.

  • Traduction, j’ai dit.

  • Il fallait respecter le texte mais aussi la versification française. Un tour de force qui a demandé beaucoup de travail.

  • Préface ?

  • De Christopher Atmanian, écrivain arménien vivant à NewYork.

  • Editeur ?

  • Actual Art. Mkrtitch Matévossian n’est plus à présenter. Ici il a encore fait une merveille. Les quatrains sont répartis selon les années de leur production et chaque année est agrémentée d’un portrait de Toumanian reproduit à l’argent. Ce qui procure au livre un caractère esthétique inestimable.

  • Je lis. Vraiment une merveille. Les Arméniens auraient tort de passer à côté. Il faut avoir ce livre dans sa bibliothèque et le déguster goutte à goute. "

source : Denis Donikian

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Pour se procurer le livre, s’adresser à Denis Donikian, 4 rue du 8 mai 1945, 91130 Ris-Orangis ou par mail : denisdonikian@gmail.com ————————————————————————————————————————

DENIS DONIKIAN :

Enfance

Natifs de Malatia, dont le maire, Moustapha agha Aziz oglou [archive], avait protégé les chrétiens, ses parents tout jeunes mariés prennent le chemin de l’exil en 1923 pour Alep, puis Beyrouth et enfin la France.

Il passe son enfance au Kemp [archive] (ou camp en anglais) de Vienne (Isère), une ancienne usine d’armement désaffectée où loge une main-d’œuvre composée de rescapés du génocide de 1915, originaires des quatre coins de l’Anatolie (MarachMalatiaGuemerekKharpoutAdana, etc.).

À cinq ans, le 6 septembre 1947, sur le port de la Joliette à Marseille, il assiste au départ du navire Rossia « rapatriant » plus de 3600 Arméniens de France en Arménie à l’appel de Staline, et qui allaient devenir des « Naufragés de la terre promise ». Consciemment ou non, cet événement va orienter sa vie.

Formations

Au collège arménien Samuel-Moorat de Sèvres (1953 à 1958), il écrit son premier et unique poème en langue maternelle, Un récitant, collectionneur et arménophile, Sarkis Boghossian, viendra un soir dire aux élèves Les Djinns de Victor Hugo. Il s’inscrit ensuite à l’Institution Robin située à Vienne, puis à Sainte-Colombe. Il a pour professeur de français et de philosophie le Père Jean Massot. Parmi ses premières lectures « La Comédie humaine ». Puis ProustValéryClaudelMontaigneLa FontaineRimbaudVerlaineSaint-John Perse… et plus tard Soljenitsyne. Il fait paraître ses premiers textes dans une revue littéraire locale intitulée Lien et Art (1961-1965), fondée avec Michel Giraud et Robert Dutel.

Durant ses études de lettres modernes et de philosophie (1976), il aura pour professeur François DagognetBernard Bourgeois et Henri Maldiney à l’université de Lyon 2. Son mémoire portera sur Un barbare en Asie d’Henri Michaud (1982).

Parallèlement à ses études, il intègre le Centre d’Études Arméniennes, mouvement créé par le Docteur Georges Khayiguian [archive], qui lance les premiers défilés commémoratifs du 24 avril et qui édite une brochure manifeste [archive] pour le cinquantième anniversaire du génocide : le Deuil National arménien [archive]. Après son service militaire, il obtient une bourse d’études de la République soviétique d’Arménie. Il y écrit son livre Ethnos qu’il publiera au Viêt Nam en avril 1975 durant la prise de Saïgon par les communistes.

Voyages

Après son séjour d’études (1969-1970) en Arménie, il y retournera à maintes reprises durant quarante ans soit pour suivre l’évolution du pays, soit pour des randonnées. Observateur pour le compte de l’antenne locale de Transparency International aux élections de 2008, il sera témoin des affrontements du 1er mars avec la police.

Après l’Arménie, il enseignera à l’Institut pédagogique de Kiev en Ukraine (1971-1973), il sera nommé ensuite au Lycée Yersin et enseignera à l’université de Dalat au Sud Vietnam(1973-1975) jusqu’à la chute de Saïgon (avril 1975). Son séjour au Viet Nam lui permettra de visiter HuéHong Kong, la Thaïlande et le Laos.

Comme autres voyages marquants, la traversée de la Turquie jusqu’à Malatia, le Musa Dagh, le Liban et la Syrie (1972), le Désert du Sinaï (1996), la montée au Stromboli (1999).

Il rencontrera clandestinement Sergueï Paradjanov à Tbilissi pour l’interviewer (1980, in Les Chevaux Paradjanov) et visitera les camps de réfugiés cambodgiens en Thaïlande dans l’intention d’écrire un reportage (1981).

Activités[modifier | modifier le code]

De 2004 à 2008, il participe avec quelques amis à la création du site Yevorbatsi.org (L’Européen) comme chroniqueur et rédacteur en chef, en vue d’en faire un véritable laboratoire d’idées autour de la question européenne à la lumière du génocide des Arméniens et du négationnisme persistant de l’État turc, sans pour autant négliger de porter la critique tant en diaspora qu’en Arménie.

De 2007 à 2011, avec Michel Atalay, français d’origine turque, il met en place une commémoration unitaire devant la statue du Père Komitasplace du Canada à Paris.

De 2009 à 2011, il effectue des randonnées en Arménie dans les provinces du Siounik, du Tavouch et du Zanguezour pour rencontrer les gens et sonder l’état moral du pays.

En 2012, il quitte définitivement son atelier à cause d’une longue maladie probablement due à l’usage des colles et des vernis dans ses sculptures et ses peintures.

Œuvre

Œuvres papier

  • 1967 : Le Lieu Commun (poésie) Ternet-Martin, Vienne.
  • 1975 : Ethnos (prose, poésie), imprimé au Viet Nam en avril.
  • 1980 : Les Chevaux Paradjanov (poésie, interview) Lyon.
  • 1987 : Voyages égarés (poésie) Éd. Le Pont de l’Epée, Guy Chambelland éditeurParis.
  • 1995 : Fragments de figures apatrides (poésie, essai, œuvres plastiques) Publisud / Presse et Design, Paris.
  • 1995 : Le Peuple Haï (nouvelles et autres proses) PublisudParis,Prix Arménie 1994 de la Fondation Bullukian.
  • 1999 : Une année mots pour maux (genres multiples) ParisPublisud.
  • 2003 : Un Nôtre PaysTrois voyages en troisième Arménie (essai), ParisPublisud, avec le concours du Centre National du Livre et des missions Stendhal.
  • 2003 : Erotophylles et Végétaliennes (poésie) pointes sèches d'Isabelle Brillant, textes de Denis Donikian, imprimé sur les presse de René Salsedo, maître artisan.
  • 2005 : Hayoutioun, chronique d'une Arménie virtuelle (essai, traductions, poésie, aphorismes et proses diverses) Paris, Nouvelles d'Arménie Édition.
  • 2006 : Erotophylles et Végétaliennes (poésie) Nouvelle édition, Erevan, Actual Art.
  • 2007 : Nomadisme et sédentarité (essai). Bilingue français/arménien, Erevan, Actual Art.
  • 2007 : Poteaubiographie (poésie). Bilingue français/arménien.Erevan, Actual Art, accompagné d’un DVD réalisé par Micha Karapétian.
  • 2008 : Voyages égarés, (poésie) 2de édition. Bilingue français/arménien. Erevan, Actual Art.
  • 2008 : Chemin de crète, (poésie) Erevan, Actual Art.
  • 2008 : Vers L'Europe, (essai) Erevan, Actual Art.
  • 2008 : Erevan 06-08, (essai). Bilingue français/arménien. Erevan, Actual Art.
  • 2009 : Une Nôtre Arménie (Livre CD). Textes de Donikian dits par Gérard Torikian. Erevan, Actual Art.
  • 2009 : Arménie : De l'abîme aux constructions d'identité : Actes du colloque de Cerisy-la-Salle, organisé en collaboration avec Georges Festa. Paris, L'Harmattan.
  • 2010 : Siounik Magnificat, (textes de randonnée). Bilingue français/arménien. Erevan, Actual Art.
  • 2011 : L’enfer fleuri du Tavouch, (textes de randonnée). Bilingue français/arménien. Erevan, Actual Art.
  • 2011 : Vidures, (roman) Actes sud.
  • 2012 : Arménie, la Croix et la Bannière, (essai) Éditions SIGEST [archive]Paris. (Deuxième édition, 2013).
  • 2013 : L’île de l’âme, La nuit du prêtre chanteur [archive], (théâtre) Éditions SIGEST [archive].
  • 2014 : DIEU EST GRAND, Éditions Actuel Art
  • 2016 : L’Arménie à cœur et à cri, Actual Art (Erevan)
  • 2016 : Vidures, un roman en questions (bilingue arménien-français) Actual Art (Erevan)

Œuvre Internet

Préfaces

  • 2013 : Les Fils du Soleil – Arméniens et Alévis du Dersim d’Erwan Kerivel, Éditions SIGEST, Paris.
  • 2011 : Les pierres et l'âme, fragments arméniens de Rémy Prin, Éditions Parole ouverte.
  • 2009 : Arménie : De l'abîme aux constructions d'identité. Actes du colloque de Cerisy-la-SalleParisL'Harmattan.

Traductions

  • 1973 : Catherine, texte ukrainien de Taras Chevtchenko, (poésie) traduction française en collaboration, Éd. Dnipro, Kiev.
  • 1988 : Que la lumière soit ! de Parouir Sévak, poète arménien, (poésie) Éd. Parenthèses.
  • 2004 : Mon Année de sagesse : 12 contes de tous les pays, chez Albin MichelParisL’Homme qui court après sa chance, conte de Hovhannès Toumanian, traduit en collaboration avec Jean Guréghian.
  • 2006 : Trois contes arméniens de Hovannès Toumanian, (poésie) bilingue arménien/français, traduits en collaboration avec Jean Guréghian, Paris, EDIPOL.
  • 2006 : Quatrains de Hovhannès Toumanian, bilingue arménien-français, (poésie) Actual Art, Erevan.
  • 2006 : Amour de Violette Krikorian, bilingue arménien-français, (poésie) Actual Art, Erevan.
  • 2007 : Glissement de terrain de Vahram Martirosyan, (roman) L'Instant même/Les 400 coups.
  • 2008 : Pertinentes impertinencesd'Ara Baliozian, (aphorismes) traduit de l'anglais par Mireille Besnilian, Dalita Roger Hacyan, Denis Donikian. Actual Art.
  • 2011 : Dommage pour l’enfant, (nouvelle) Vano Siradeghian, Actual Art.

Expositions

  • 1995 : Salle Lamartine (Saint-Chamond) : Sismographies
  • 1995 : Galerie les Cent : Sismographies
  • 1996 : Librairie Les Lucioles (Vienne) : Exposition Signature
  • 1999 : A1 ATELIERS (Ris-Orangis)
  • 2000 : Mayrig Café (Paris), au profit de l’Association Coopération Arménie.
  • 2000 : Institut National des Sciences Appliquées (Lyon) :Exposition / Installation : Musique des sphères.
  • 2001 : Espace Vallès à Saint-Martin d'Hères,Exposition collective d’art contemporain intitulée : « Et + si affinités », Pièce exposée :Poteaubiographie.
  • 2001 : Huitième salon du livre d’Europe centrale et orientale consacré à l’Arménie : Exposition de sculptures chez les commerçants, intitulée : Un cercle d’histoires.
  • 2001 : Maison de la culture arménienne de Vienne, Exposition intitulée : Un Nôtre Pays, portant essentiellement sur la situation politique en Arménie.
  • 2002-2003 : Hilton d'Orly, sculptures en permanence et trois expositions de peinture.
  • 2003, 10,11,12 octobre : Désaliéner, festival d'automne Les temps mélés – EXILS – Morsang-sur-Orge.
  • 2007, 22-29 août : Arménie : de l'abîme aux constructions d'identité. Colloque de Cerisy-la-Salle. Présentation de Chemin de crète.

source : wikipedia 



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