L’héritier du trône est testé positif au Covid-19

De la correspondante de NHM au Royaume Uni :
 
Les média britanniques titrent sur la contamination du prince Charles , héritier du Royaume Uni , qui avait été en contact avec la reine Elizabeth II vers le 10 mars ,, qui parait ne pas avoir été contaminée, et même être en très grande forme .

 

 
 
 
Les mdia montrent aussi les succès et témoignages des gens qui ont souffert du virus 
leurs symptômes :
Fièvre 
Toux 
Et maux musculaires 
 
Si en bonne forme et sans problèmes respiratoires, asthmes , allergies etc… 
Traitez par du repos
Repos  
Réclusion (Pas à perpétuité mais au minimum 6 semaines)
Liquides: eaux , thé vert, tisanes
Vitamines 
Exercices  
 
Lili Sagherian



La forteresse est dans le lac ….de Van

Le lac salé de Van, en Arménie occidentale actuellement la Turquie, renferment un monument historique âgé d’environ 3000 ans . Au cours d’une plongée, des archéologues l’ont  redécouverte.

Les ruines d'une forteresse qui aurait été construite à l'époque de l'Ourartou ont donc été découvertes au fond du lac salé de Van en Turquie .

Les spécialistes pensent qu'il s'agit d'une forteresse érigée il y a environ 3.000 ans.

D'après les archéologues, la forteresse à une profondeur de plus de dix mètres aurait pu être construite à l'époque de l'Urartu (Ourartou), un des royaumes du Proche-Orient ancien, sur le haut plateau arménien.

Cette forteresse, d'environ un kilomètre carré, aurait été engloutie par la montée des eaux au cours des derniers siècles.

Les autorités espèrent que cette découverte historique attirera des plongeurs et des archéologues et que ce nouveau site boostera le tourisme. 

source : l'agence d'information locale Anadolu (Anatolie)




L’Inde va depasser le Royaume Uni qui la gouvernait jadis

indexSur le plan économique, l'année a été bonne pour l'Inde. En février 2016 le pays a depassé la Chine comme affichant la croissance économique la plus rapide. En octobre, le Fonds monétaire international  (FMI)a prédit que l'Inde conserverait ce titre a l'avenir. Son PIB devrait augmenter de 7,6 % en 2017.

 

 

L'ancienne puissance coloniale , le Royaume-Uni, devrait voir une croissance de 1,8 % en 2016 et 1,1 % en 2017. Depuis que le R.U. a voté le Brexit en juin pour quitter l'Union européenne, ce qui pourrait entraîner la sortie du marché commun de l'UE, l'économie et la devise britanniques sont dans une position difficile.

L'économie indienne a bénéficié d'une baisse des prix des matières premières et d'une inflation  faible , selon le FMI. Depuis son élection en 2014, le premier ministre indien Narendra Modi a fait  des réformes de marché radicales pour stimuler la croissance économique.
En 2017 l'Inde devrait etre la 6eme puissance economique mondiale.

 

 

 




Le Livre de vos Vacances : « Le Royaume de leur Rêves » , la saga d’Hollywood

sagaL'âge d'or du cinéma américain, le mythe et le rêve américain, au début du XXème siècle, des Juifs immigrés d'Europe de l'Est qui sont partis de rien. Leurs noms sont des références : Les frères Warner (Warner brothers), Samuel Goldwyn, Louis B. Mayer (Metro Goldwyn Mayer ) Adolphe Zukor, sont les fondateurs de Hollywood  et des fameuses « majors » qui contrôlent l'industrie cinématographique occidentale.
« Le Royaume de leur Rêve » est l'épopée de Zukor, Cohn, Warner, Goldwyn ,Sczelnik.., Celles d' hommes partis de moins que rien , ont su imposer leur vision du beau, , leurs idées et leurs envies. Hollywood  est  toujours le royaume des rêves et  ces « Juifs qui ont fondé Hollywood », ont réalisé leurs rêves.

Venus de Hongrie ou d'Allemagne , ayant commencé dans la fourrure, la joaillerie etc..,ces immigrés n'avaient rien à voir avec la culture américaine. Ils ont débuté un divertissement de foire  qui devint un véritable phénomène de société . Hollywood ,ses majors : Warner Bros, Columbia, Metro Goldwyn Mayer, ses producteurs Cohn, Goldwin, Mayer, Zukor, les acteurs Mary Pickford ,Maurice Chevalier ,  le livre de Neal Gabler révèle la face cachée de cette industrie cinématographique.

Les cinéphiles plongeront avec plaisir dans cet ouvrage, rythmé et captivant, & les amateurs d'épopées et de sagas devraient le liront avec délice. Au-delà du récit historique, ce livre est l' histoire passionnante du cinéma , et le cinéma c'est la vie !

« Le Royaume de leurs rêves, la saga des Juifs qui ont fondé Hollywood » de Neal Gabler – Editions Pluriel- à partir de 2,99 € sur Amazon




Le grand-père de Boris Johnson, le nouveau ministre des Affaires étrangères britannique, était le turc Osman Kémal

Le père de Stanley Johnson (père de Boris), Johnny Johnson, est né Osman Kemal à Bournemouth d'une mère demi-anglaise et demi-suisse, Winifred. Le père de Johnny, Ali Kemal Bey, était un journaliste turc qui avait été tué pour ses sympathies anti-nationalistes pendant la guerre d’indépendance turque . Après le décès de Winifred, après l'accouchement, Osman est orphelin et se déplace avec sa grand-mère maternelle anglaise . Il est  rebaptisé Wilfred "Johnny" Johnson , rejetant ainsi son héritage turc. La mère de Stanley, Irène Johnson (née Williams), moitié anglaise et moitié française, est descendante d'une fille illégitime du Prince Paul-Charles de Wurtemberg. Paul est un arrière-arrière-grand-père d'Irene et par lui un descendant du Roi George II de Grande-Bretagne. Boris Johnson est donc parent avec la majeure partie des familles royales d'Europe et le cousin de l'ancien Premier ministre du Royaume-Uni David Cameron.

source : wikipedia

alikemalbey-1              Ali Kémal Bey , arrière grand-père de Boris Johnson , père d'Osman Kémal




Le sommet du G7 au chevet des problèmes du monde

sans-titre (4)L'île japonaise d'Ise-Shima est devenue une forteresse hier jeudi : en cause, la réunion des dirigeants des sept économies les plus puissantes au monde : États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Allemagne, le Canada et Japon, Donald Tusk et de Jean-Claude Juncker pour l'Union européenne.

Sujets de préoccupations pour le G7 :  croissance mondiale atone, terrorisme, revendications maritimes disputées de la Chine , migrations, chaque pays est venu défendre sa thématique.

Sur  la croissance mondiale . «Le président Obama et moi-même reconnaissons que le G7 doit rechercher une croissance globale, durable et robuste», a dit le premier ministre japonais Shinzo Abe.

Le terrorisme qui plane sur l'Occident a fait renforcer les mesures de sécurité à travers l'archipel, avec des milliers de policiers supplémentaires dans les  gares et les terminaux maritimes.

La lutte anti-terroriste est au programme du G7, sur le plan du financement et sur le terrain. Paris a demandé que le G7 étudie «la préservation du patrimoine culturel face aux agressions terroristes» après les destructions terroristes  des trésors de Tombouctou, du musée de Mossoul, des vestiges de la cité de Nimrud ou des temples de Palmyre .

L'Europe est confrontée à une grave crise migratoire : les migrations figurent donc au programme des pourparlers à «l'initiative» de l'Allemagne. En 2015, 1,3 million de migrants ont demandé asile à l'UE, dont plus d'un tiers à l'Allemagne.

Le président du Conseil européen Donald Tusk, présent à Ise-Shima, a appelé le G7 à «reconnaître qu'il s'agit d'une crise mondiale» malgré les raisons géographiques qui font peser une lourde charge sur les épaules européennes. «Nous demandons le soutien» du G7, «qu'il s'engage à accroître l'aide mondiale pour satisfaire les besoins immédiats et à long terme des réfugiés et des pays hôtes», a-t-il dit. «Ceux qui critiquent l'Europe devraient plutôt réfléchir à la façon d'accroître leur aide car ce que fournit l'Europe est déjà massif».

La Chine n'est pas au sommet mais ses réclamations territoriales préoccupent le G7. L'agence officielle chinoise a demandé au G7 de ne pas «interférer» entre Pékin & Tokyo qui se disputent les territoires inhabités en mer de Chine Orientale. Pékin veut aussi la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, elle y construit des îles artificielles, scandale pour  le Vietnam & les Philippines.

Donald Tusk a appelé le G7 à «défendre ses valeurs communes», tant par rapport à la Chine que par rapport à l'annexion de la Crimée par la Russie (exclue du .G7 à cause de la crise ukrainienne).

Barack Obama va aller aujourd'hui à Hiroshima,  ville bombardée à l'arme atomique par les États-Unis lors de la 2ème guerre mondiale .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




L’Union Jack flotte à nouveau sur Téhéran, le drapeau islamique de l’Iran sur Londres

Iran

british embassyLe drapeau de la République islamique flotte à nouveau sur les locaux de l’ambassade iranienne de Grande-Bretagne. Londres et Téhéran ont rétabli jeudi leurs relations. Depuis plus de 2 ans Oman représentait les intérêts iraniens & Londres avait délégué les siens à la Suède.

La reprise du dialogue se fait pour le moment au niveau des chargés d’affaires non résidents.  À l’ambassade d’Iran à Londres, des services consulaires , la délivrance des visas et le suivi des activités commerciales, sont en place: 400.000 Iraniens vivent outre-Manche. À Téhéran, la plaque et le drapeau suédois sur l’ambassade de Grande-Bretagne vont être remplacés par un panneau  «Ambassade britannique» avec la mention «représentation fermée».  100 Britanniques habitent officiellement en Iran.

Des employés locaux sont sur place et entretiennent les bâtiments, mais Londres rappelle demander « des indemnisations» après l’assaut contre son ambassade.

La reprise du dialogue entre le Royaume-Uni et l’Iran a été rendue possible ,après dix ans de crise, avec le gel du programme nucléaire militaire de la République islamique en échange de la levée des sanctions qui étouffent son économie.




Le dernier roi (français) d’Arménie est honoré par une  » croix de pierre » à Lusignan

timthumb

The armenian Minister of Diaspora inaugurates a Khatckar in honor of King Leo V

 

On Saturday 13, Minister of Diaspora Hranush Hakobyan came to France in the town of Lusignan to inaugurate a Khatchkar dedicated to the last king of the Armenians Leo V of Lusignan and in memory of the Armenians dead for France and to the victims of the genocide. French-Armenian journalist Jean Eckian informs about this.  

The ceremony was organized by National Association of Armenian Veterans and Resistants (ANACRA) chaired by Antoine Bagdikian, the city of Lusignan and local association Ararat chaired by André Valotau in the presence of Ambassador to France Viguen Tchitetchian, Archbishop Norvan Zakarian, Pastor René Leonian, Guy de Lusignan (descending of King Leo V), Lévon Sayan producer, Raffi Bakian (ex-Universal Music manager), MP Jean-Michel Clément, Jean-François Macaire, President of the regional Council, Mayor of the city of Lusignan René Gibault …

About 250 people attended the event, followed by a conference conducted with historian Claude Mutafian, museum visit and special church service dedicated to the victims of the Armenian Genocide with Father Gérard Touraynne and Bishop of Poitiers. Pastor René Leonian read the prayer of St. John Chapter 12, and Archbishop Norvan Zakarian sang Der Voghormia and other religious songs.

On Saturday evening, the girls of Nairi Ensemble offered a beautiful dance performance. Charmed by these girls, Hranush Hakobyan promised to invite them to Yerevan.

For the occasion bookstore Lusignan Library offers a collection of books dedicated to Armenia and the Armenian people.

The possibility of twinning between Yerevan and Lusignan is envisaged.

Leo V of Lusignan, King of Cyprus, Jerusalem and Armenia ruled the throne of Cilicia from 1374 to 1375. The recumbent figure of Leo V is in France in the Cathedral of Saint-Denis.

Sources :

Times.am




Léon V de Lusignan , dernier roi français du royaume d’Arménie : inauguration Samedi 13 décembre 2014 de la « croix de pierre »

imagesLes liens entre la ville de Lusignan & l'Arménie  sont anciens puisque le dernier souverain du Royaume d’Arménie, Léon V, est issu de la dynastie des Lusignan.
Mémorial arménien

Né à Chypre et neveu de Guy de Lusignan, Léon V a régné sur la « Petite Arménie » de 1374 à 1375, royaume créé en Cilicie par les croisés.
Il mourut à Paris en 1393 et sa sépulture funéraire se trouve depuis 1817 dans la nécropole royale de la Basilique de St Deni.

C’est en raison de ces liens historiques qui unissent Lusignan et l’Arménie qu’une stèle de pierre gravée (Khatchkar= Croix de pierre) a été érigée à Lusignan.

Ce monument érigé en hommage à Léon V de Lusignan, est dédié à la mémoire des Victimes du Génocide des Arméniens par le gouvernement Jeune-Turc, et des Arméniens morts pour la France.

Une cérémonie officielle d’inauguration aura lieu le samedi 13 Décembre 2014 à 14h30.
en présence de l'Ambassadeur d'Arménie et des autorités civiles,militaires & religieuses.

Samedi 13 décembre 2014 : départ TGV/ gare de Paris-Montparnasse à 10h12

Arrivée : Poitiers 11h51 transfert en autobus 

Repas convivial . 14 heures : début de la cérémonie (hymnes nationaux,prières, discours dépôt de gerbes,Chant des Partisans, l"Affiche rouge" de l'écrivain et poète Louis Aragon

16h : musée : Ordre de Mélusine & expo thématique

17h : conférence : Claude Mutafian , historien "Lusignan & l'Arménie (XIIIème,XIVème siècles)"

18h30 : cocktail en mairie

20h30 : dîner-spectacle    , nuit  hôtel 3 ***

Dimanche 14 décembre 2014 : 11h Messe , 13 h : repas convivial, 15h départ en bus vers Poitiers , TGV à 16h08 , arrivée Paris/Mtparnasse 17h49

Réservation : d.artinian19@gmail.com

renseignements complémentaires sur le voyage et les cérémonies : présidence de l'Anacra : 06 84 84 74 74 ,& antoinebagdikian@wanadoo.fr

Renseignements sur l'inauguration de la stèle :

- Association ARARAT : 06 19 37 85 40 ou ararat-pc@wanadoo.fr

- Mairie de Lusignan : 05 49 43 31 48 ou Lusignan@cg86.fr

——————————————————————————————————

L'HISTOIRE :

En 1344, l'oncle de Léon, Guy de Lusignan (roi d'Arménie sous le nom de Constantin IV), est assassiné par une conjuration de barons arméniens hostiles à la politique latine du souverain, en particulier à ses relations avec le pape. Sa mère est donc contrainte de se réfugier avec lui et son frère à la cour du roi Hugues IV de Chypre.

Après la mort de son frère aîné Bohémond, à Venise, en 1363, il lui succède en tant que prétendant à la couronne arménienne. Cette candidature est soutenue par son cousin le roi Pierre Ier de Chypre, qui obtient en 1365 des lettres du pape Urbain V reconnaissant ses droits à la couronne.

En octobre 1368, Isabelle de Lusignan, cousine germaine de Léon et femme du despote de Mistra, profite de l'escale du roi Pierre Ier à Modon dans le Péloponnèse pour réclamer la venue de Léon à ses côtés ; elle souhaite en effet en faire son héritier en le mariant à sa fille Katherine Cantacuzène. L'assassinat du roi Pierre en janvier 1369 compromet ce projet et le prince d'Antioche, régent du royaume, n'autorise pas Léon à quitter l'île. En mai 1369, Léon finit par épouser une veuve chypriote issue d'une influente famille féodale de l'île, Marguerite de Soissons, fille du bailli de Famagouste. Il entame également des démarches pour récupérer les rentes des fiefs de son grand-père, Amaury de Lusignan, qui avaient été confisquées par la couronne à la suite de sa trahison, mais le régent prend prétexte de la minorité royale pour différer le règlement de l'affaire.

Le 12 octobre 1372, lors du couronnement du nouveau roi Pierre II comme roi de Jérusalem dans la cathédrale de Famagouste, il reçoit le titre honorifique de sénéchal du royaume de Jérusalem. Cependant le roi n'accède toujours pas à sa requête concernant les rentes de son grand-père. Toutefois, sa cousine Isabelle, venue de Morée pour assister au couronnement, parvient durant l'hiver 1372/1373 à force de pression et d'intrigues à récupérer une partie des rentes, rentes qu'elle remet aussitôt à Léon.

En Arménie, la situation politique est critique : le royaume est réduit à sa capitale, Sis, d'ailleurs assiégée par les troupes mameloukes. En avril 1373, le roi Constantin VI est assassiné. Début septembre 1373, une délégation de barons vient à Chypre proposer la couronne à Léon. Ils espèrent que ce prince latin aura l'appui du pape et pourra ainsi trouver des soutiens en Occident pour sauver le royaume de la menace musulmane.

Toutefois, en octobre 1373 Léon est fait prisonnier avec une grande partie de la noblesse chypriote par les Génois après la prise de Famagouste par ces derniers. Il doit payer une rançon et prouver qu'il n'a pas été mêlé à l'assassinat du roi Pierre Ier pour être libéré et enfin gagner l'Arménie.

Règne à Sis

Le 2 avril 1374, Léon débarque avec sa famille à Korikos, seul point de la côte arménienne encore contrôlé par les chrétiens. Le 26 juillet 1374, il parvient à entrer dans Sis assiégée.

Très rapidement, il rentre en conflit avec les gouverneurs arméniens de la ville à propos des comptes du royaume, puis avec le catholicos à propos de la question du rite du couronnement. Léon, catholique convaincu, refuse de se faire couronner selon le rite de l'Église arménienne. Finalement un compromis est trouvé et Léon VI est couronné le 13 septembre 1374 selon les deux rites, latin et arménien.

Les marges de manœuvre politique du roi sont très restreintes, à l'occupation turque s'ajoutant une opposition interne au roi, qui échappe même à plusieurs tentatives d'assassinat.

La ville de Sis tombe finalement aux mains des Mamelouks le 14 avril 1375, peut-être par trahison. Le roi et sa famille sont emmenés en captivité au Caire ; c'est la fin du royaume d'Arménie.

Captivité en Égypte

Léon VI et sa famille sont assignés à résidence au Caire et reçoivent une rente du sultan. Le roi de Chypre tente d'envoyer une ambassade pour demander sa libération, sans succès. Les démarches du pape, de la reine de Naples, du Grand-maître de Rhodes ainsi que de l'empereur byzantin restent également vaines.

En 1378, Jean Dardel, un franciscain français, devient son confesseur. Il est l'auteur d'une chronique d'Arménie, principale source de l'histoire du roi Léon VI. En 1380, le religieux débarque à Barcelone afin d'obtenir le financement de la rançon du roi Léon par le roi d'Aragon. C'est finalement le roi de Castille, Jean Ier qui réunit les sommes nécessaires. Le 7 octobre 1382, le roi Léon quitte définitivement l'Égypte.

Exil doré en Europe

Après un bref séjour à Rhodes où il retrouve sa cousine Isabelle, ne parvenant pas à revenir à Chypre pour réclamer ses biens, il s'embarque pour Venise, d'où il gagne la cour pontificale d'Avignon.

En mai 1383, Léon quitte Avignon pour une tournée de remerciement des souverains ibériques qui ont contribué à sa libération. Il visite les cours d'Aragon, de Castille et de Navarre. Au cours de ce voyage le roi Jean Ier de Castille lui offre la seigneurie de Madrid en septembre 1383.

En juin 1384, il s'installe à Paris à l'hôtel de Saint-Ouen, sous la protection du roi Charles VI dont il devient un conseiller et un intime. Mis à part quelques missions diplomatiques à Londres et un voyage en Castille en 1390 pour les funérailles de son ami Jean Ier, Léon reste jusqu'à sa mort en 1393 à la cour du roi de France à Paris.

L'exil doré de Léon en Europe a suscité quelques critiques de la part de contemporains : ainsi le bénédictin anglais Thomas de Walsingham dit de lui qu'« il extorqua aux rois chrétiens d'abondants présents, afin que son exil sur une terre étrangère soit plus heureux qu'un règne pacifique chez lui ».

Inhumation

Il a été inhumé au couvent des Célestins à Paris (quartier Saint-Paul, IVe arrondissement). Ce choix des Célestins comme dernière demeure s'explique par le fait que Léon VI résidait dans l'hôtel des Tournelles, proche de la demeure favorite des rois de France, Charles V et Charles VI, l'hôtel Saint-Pol, dans le quartier actuel du Marais. Le couvent était d'ailleurs comblé de faveurs par ces deux monarques et par tous les grands seigneurs qui gravitaient autour de la cour royale. Le tombeau de Guy de Lusignan était placé dans le chœur de l'église des Célestins, à droite de l'autel majeur. Cet emplacement fut bouleversé à cause de remaniements ayant eu lieu vers 1600. Puis vinrent la destruction d'une grande partie de son décor pendant la Révolution française. La tombe fut profanée vers 1793. Les bâtiments du couvent disparurent dans la foulée dont le cloître, tandis que l'église fut abattue vers 1840 : à l'emplacement se trouve aujourd'hui la caserne de la Garde républicaine.

L'œuvre est d’une qualité équivalente à celle des tombeaux des rois de France de la fin du XIVe siècle. Les accessoires portés par le souverain, c'est-à-dire la couronne fleuronnée et le sceptre tenu de la main droite, aujourd'hui brisé, soulignent la dignité du défunt.

Il en est de même de l’inscription gravée sur la dalle noire : « Cy gist tres noble et excellent prince Leon de Lizingnen quint, roy latin du royaume d'Armenie qui rendit l'ame a Dieu a Paris le XXIXe jour de novembre l'an de grace M.CCC.IIIIXX.XIII. Priez pour luy. » Soit : « Ci-gît très noble et excellent prince Léon de Lusignan V, roi latin du royaume d'Arménie, qui rendit l'âme à Dieu à Paris le 29e jour de novembre de l'an de grâce 1393. Priez pour lui. »

Quant aux deux lions sur lesquels reposent ses pieds sont un symbole de puissance, probablement sans lien avec les armoiries du prince. Dans la main gauche, Léon ne tient pas un autre attribut du pouvoir royal, mais une paire de gants, attribut royal inexistant, mais que l'on rencontrait dans de nombreuses dalles gravées de grands seigneurs, notamment au XIIIe siècle, souvent accompagnés d'autres symboles de la chasse.

Le gisant de marbre blanc et sa dalle de marbre noir furent sauvés par Alexandre Lenoir, qui les plaça dans son Musée des monuments français, puis dans la basilique de Saint-Denis après 1817.

Descendance

De son épouse Marguerite de Soissons :

  • Marie, née peut-être en 1374 en Cilicie et morte au Caire en 1381.

De concubines :

  • Guy, né en France en 1386, mort en 1405, chanoine de la cathédrale de Soissons. Héritier d'une partie des biens de son père ;
  • Philippe, capitaine de la Tour d'Ambleux ;
  • Étienne, chevalier en Sicile, exilé à Malte en 1405 et servant comme corsaire.

Notes et références

  1. Ou Léon V, certains historiens, renumérotant le prince Léon II en Léon Ier quand il fut sacré roi.

Bibliographie

  • Jean Dardel, « Chronique d'Arménie », dans Recueil des Historiens des Croisades. Documents arméniens, tome 2, Paris 1906. Disponible sous forme de document électronique sur le site de la Bibliothèque numérique Gallica.
  • Claude Mutafian, « Léon V Lusignan, un preux chevalier et/ou un piètre monarque », dans Les Lusignans et l'Outre mer, Poitiers, 1993, p. 201-210.
  •  
  • source : wikipedia.fr