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OTC

Le 12/01/2022 | Par | Catégorie: ARCHIVES



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1. Courrier du Fonds Arménien de France, N°105, Hiver 2021

Les programmes d’OTC de l’été 2021

Article également en pièce jointe.

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2. Nouvelles d'Arménie Magazine

10 janvier 2022

https://www.armenews.com/spip.php?page=article&id_article=88541

Le député LR Dino Cinieri quitte le groupe d’Amitié France-Azerbaïdjan

 

Au moment où les Arméniens fêtent Noël et la grande espérance dont cette fête de la paix est porteuse, je constate avec horreur, que l’Azerbaïdjan martyrise et torture les militaires et les civils arméniens de la pire des manières : en brûlant dans leur chairs, les croix que ces prisonniers portent, en tatouage, en fidélité à leur foi.

Ces pratiques barbares sont insupportables et indignes d’un pays membre du Conseil de l’Europe et d’un régime qui siège au sein de l’Organisation pour la sécurité et la Coopération en Europe.

En envahissant l’Artsakh, le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan, voulait nous faire croire qu’il s’agissait d’une simple question territoriale.

Un an après, alors que contrairement aux conventions internationales, les prisonniers de guerre sont toujours détenus dans les geôles azerbaïdjanaises, le régime franchit un pas supplémentaire dans l’ignominie en inventant des nouvelles formes de tortures antichrétiennes.

Les Arméniens enfants de la première nation chrétienne du monde ont toujours, depuis 2000 ans, porté sur eux, d’une manière discrète et intime, la croix qui symbolise leur foi. Aujourd’hui en allant débusquer sous les vêtements ce symbole religieux pour le détruire par le feu et infliger d’atroces souffrances aux populations arméniennes l’Azerbaïdjan franchit les limites de l’insupportable.

Je décide donc de démissionner du groupe d’Amitié France-Azerbaïdjan, pour ne pas cautionner des pratiques haineuses qui révèlent clairement une volonté de détruire un peuple, sa culture et sa foi. 106 ans après le génocide qui visait à exterminer les Arméniens, L’histoire se répète. Il ne peut pas y avoir d’amitié avec des tortionnaires.
En conscience, Je ne peux pas accepter cela.

Je remets ma démission du groupe d’amitié France-Azerbaïdjan au Président de l’Assemblée Nationale aujourd’hui même.

Dino CINIERI Député de la Loire (Ondaine, Forez, Pilat)
Le 10 Janvier 2022

NB : Dino Cinieri cumulait aux groupes d’amitié France-Artsakh et France-Azerbaïdjan de l’Assemblée nationale.

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3. Nouvelles d'Arménie Magazine

11 janvier 2022

https://www.armenews.com/spip.php?page=article&id_article=88550

Pachinian justifie l’envoi de troupes au Kazakhstan lors du sommet virtuel de l’OTSC

S’exprimant lundi 10 janvier à la tribune du sommet virtuel de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), le premier ministre arménien Nikol Pachinian, qui assume cette année la présidence tournante de l’alliance militaire dirigée par la Russie, a exprimé l’espoir que l’opération militaire à laquelle l’Arménie a contribué à hauteur d’une centaine de soldats pour rétablir l’ordre au Kazakhstan mettra fin aux troubles dans la République d’Asie centrale. “Nous espérons que les efforts déployés dans le cadre de l’OTSC visant à aider notre ami le Kazakhstan à restaurer une vie normale seront récompensés le plus vite possible”, a déclaré N. Pachinian qui présidait cette video conférence convoquée en urgence après les émeutes au Kazakhstan, à laquelle assistait notamment le président russe Vladimir Poutine.

 

“Le but de nos actions visant à une stabilisation la plus rapide possible de la situation et à un retour du pays à la vie normale est évident”, a ajouté Pachinian. Le leader de la Révolution de velours qui le porta au pouvoir en mai 2018 au grand dam de Moscou assume donc sans états d’âmes cette intervention : “C’est un moment critique pour garantir les conditions de vie élémentaires des citoyens et la sécurité d’infrastructures stratégiques majeures », a ainsi déclaré Pachinian. Née le 2 janvier dans la région occidentale de Mangystaua révolte, qui semble marquer le pas, s’était étendue à plusieurs villes du Kazakhstan après l’annonce du doublement du prix du gaz liquéfié (LPG). Le président kazakh Kasym-Jomart Tokaïev avait demandé l’intervention urgente de l’OTSC le 5 janvier alors que la foule en colère attaquait les ministères et les centres d’affaires dans la capitale économique, Almaty. L’alliance militaire a aussitôt répondu en envoyant plus de 2 000 soldats, russes pour la plupart, dans le cadre d’une « mission de paix ». Ils devaient se déployer dans et autour d’Almaty. Lors du sommet de l’OTSC, Tokaïev a déclaré que le calme était revenu au Kazakhstan après plusieurs jours de violence qu’il a désignés comme une “agression terroriste« doublée d’une »tentative de coup d’Etat« . De la même manière, Poutine avait affirmé que des »terroristes" utilisaient les réseaux sociaux pour faire descendre les gens dans les rues du Kazakhstan et couvrir leurs attaques. Les troupes de l’OTSC répondront à toute tentative de forces extérieures visant à renverser les gouvernements au sein de l’alliance » a mis en garde le président russe. Pachinian de son côté a aussi évoqué l’“implication de groupes terroristes internationaux” dans les troubles du Kazakhstan, sans apporter plus de preuves que Tokaïev.

 

Dans une interview télévisée dimanche, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a dénoncé « l’ordre de tuer » donné par Tokaïev à ses forces de sécurité. Blinken a aussi déclaré que Washington attendait des clarifications sur les raisons pour lesquelles la République d’Asie centrale avait dû en appeler à une force de sécurité menée par la Russe. La décision de Pachinian d’envoyer 100 soldats Armenian au Kazakhstan a été critiquée par les groupes d’opposition d’Arménie ainsi que la société civile, qui dénonce la mise au pas violente de manifestations qu’elle juge légitime contre le régime autoritaire du Kazakhstan. Les critiques n’ont pas manqué de souligner aussi que le Kazakhstan et ses autres partenaires de l’OTSC n’avaient pas répondu aux appels à l’aide de Pachinian en mai quand les forces azéries avaient violé le territoire arménien.

 

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4. Nouvelles d'Arménie Magazine

11 janvier 2022

https://www.armenews.com/spip.php?page=article&id_article=88553

Un défenseur des droits humains d’Artsakh appelle Google à ne pas céder aux provocations de l’Azerbaïdjan

 

Dans une lettre envoyée à Google, le défenseur des droits humains de l’Artsakh (Haut-Karabakh) Gegham Stepanyan l’exhorte à ne pas céder aux provocations azerbaïdjanaises, à ignorer ses demandes sans fondement et à s’abstenir de supprimer les toponymes arméniens et les noms géographiques de l’Artsakh des cartes numériques.

Le Défenseur des droits humains, en particulier, déclare que ces efforts sont une autre manifestation de la politique de longue date de l’Azerbaïdjan consistant à priver le peuple de l’Artsakh de sa patrie et à nier l’identité arménienne de l’Artsakh.

Il rappelle que l’agression déclenchée par l’Azerbaïdjan contre le peuple de l’Artsakh à l’automne 2020, visant à la saisie de l’ensemble du territoire de l’Artsakh et à la destruction de son peuple, est devenue le point culminant de la politique criminelle de l’Azerbaïdjan.

« Afin de soutenir sa prétendue légitimité des revendications sur l’Artsakh, l’Azerbaïdjan a délibérément effacé, détruit et éradiqué toute trace des Arméniens et de la culture et de l’histoire arméniennes de chaque centimètre du territoire sous son contrôle », a déclaré Stepanyan.

Il dit que les véritables motifs derrière la demande de l’Azerbaïdjan de supprimer les toponymes arméniens des cartes peuvent être facilement définis : le Haut-Karabakh n’est pas seulement un nom de lieu, mais une totalité de la culture et de l’histoire arméniennes.

Les toponymes arméniens de l’Artsakh sont des mémoires de lieux, ainsi que des mémoires vivantes des personnes qui ont donné ces noms à de tels lieux. Il est bien connu que les toponymes servent de symboles de la culture régionale et reflètent ainsi l’histoire, l’habitat et l’environnement d’un lieu. La demande de l’Azerbaïdjan de supprimer les toponymes arméniens des cartes n’est rien de plus qu’une tentative de créer la réalité souhaitée sur les cartes․

Dans la lettre, le Défenseur des droits de l’homme présente les règles du droit international, qui consacrent le droit des peuples à utiliser et à préserver librement leurs noms de lieux, à hériter de générations. Il souligne que le droit international ne considère pas les toponymes et les noms géographiques comme la propriété des États, mais les considère comme le patrimoine immatériel des peuples.

Gegham Stepanyan note que la suppression des toponymes arméniens ne fera que cautionner les violations flagrantes des droits de l’homme du peuple d’Artsakh par l’Azerbaïdjan et soutiendra ses efforts visant à légitimer les résultats de l’usage illégal de la force.

Appréciant l’approche centrée sur l’humain de Google pour utiliser les noms géographiques arméniens dans ses cartes, le Défenseur des droits humains exprime sa confiance que la société rejettera la tentative continue de l’Azerbaïdjan de modifier les cartes et de s’engager dans le nettoyage ethnique.

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5. Nouvelles d'Arménie Magazine

11 janvier 2022

https://www.armenews.com/spip.php?page=article&id_article=88564

Les forces azéries ont ouvert le feu en direction du village arménien de Verin Shorja en Arménie, un soldat Arménien légèrement blessé

Aujourd’hui 11 janvier vers 15h15, les forces azéries ont ouvert le feu en direction des positions arméniennes stationnées près du village de Verin Shorja (Gegharkounik) non loin de la frontière arméno-azérie. Suite à ces tirs azéris, un soldat Arménien fut légèrement blessé a informé le ministère arménien de la Défense. Après les tirs des soldats Arméniens, en réponse à cette agression azérie, les tirs ennemis ont cessé. A 17h00 la situation à la frontière arméno-azérie était relativement calme, les Arméniens contrôlant pleinement la situation d’après le ministère arménien de la Défense.

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6. Nouvelles d'Arménie Magazine

11 janvier 2022

https://www.armenews.com/spip.php?page=article&id_article=88554

Acte d’accusation contre Davit Tonoyan, Artak Davtyan et 5 autres renvoyés devant le tribunal

L’affaire de l’ancien ministre de la Défense d’Arménie Davit Tonoyan, du chef d’état-major Artak Davtyan, de l’ancien chef d’état-major Stepan Galstyan et de 4 autres personnes a été renvoyée devant le tribunal, rapporte ARMENPRESS, informé par le bureau du procureur.

Il est mentionné que l’enquête préliminaire de l’affaire pénale instruite par le département d’enquête duNSS a révélé que des responsables de haut rang des forces armées, abusant de leur position officielle, avec l’accord préliminaire avec le propriétaire de la société « Moston Engineering », ont accepté un total de 4232 pièces de munitions périmées, qui avaient été refusées dans le passé pour ne pas répondre aux exigences techniques.

Il s’est avéré que les personnes susmentionnées, afin d’éliminer les obstacles existants à la conclusion du contrat d’achat de munitions et de donner un aspect juridique à leurs actions, ont fait correspondre la description technique de la munition avec la description technique du article conservé au ministère de la Défense, indiquant des données fausses sur la fourniture de munitions via des boîtes d’usine à l’entrepôt central de l’unité militaire N du ministère de la Défense.

De plus, les munitions mentionnées ont été acquises à un prix presque deux fois plus élevé que le précédent achat de munitions du même lot, ce qui représente un détournement d’argent particulièrement important, plus de 4,6 millions USD.

L’acte d’accusation a été soumis au tribunal de première instance d’Erevan.

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7. Nouvelles d'Arménie Magazine

11 janvier 2022

https://www.armenews.com/spip.php?page=article&id_article=88549

Les prisonniers arméniens en Azerbaïdjan torturés aussi en raison de leur foi, affirme l’ombudsman d’Arménie

A l’heure où les autorités arméniennes s’engagent sur la voie d’un dialogue avec la Turquie et l’Azerbaïdjan, la question des prisonniers de guerre et civils arméniens toujours détenus en Azerbaïdjan semble avoir été reléguée à l’arrière-plan, voire occultée depuis que certains d’entre eux, capturés à la mi-novembre lors d’un regain de tensions à la frontière arméno-azérie, ont été jugés et conduits en prison pour « désertion » sur décision de la justice arménienne sitôt libérés par Bakou. Pourtant, l’ombudsman d’Arménie, Arman Tatoyan, a tenu à rappeler que le dossier n’était en rien réglé, et que de nouvelles formes de torture infligées aux prisonniers arméniens confirmaient le fait que l’Azerbaïdjan a exacerbé sa politique de haine après la guerre du Karabagh de l’automne 2020. S’exprimant sur sa page Facebook dimanche 9 janvier, Arman Tatoyan, dont le mandat d’observateur des droits de l’homme d’Arménie prend fin le mois prochain, indique notamment : “Par exemple, un cas a été recensé où des soldats azerbaïdjanais exigent d’un soldat arménien captif qu’il abjure sa foi chrétienne et se convertisse à l’Islam, autrement dit une conversion forcée. Le soldat arménien ayant refusé d’obéir, ses bourreaux lui ont brûlé les jambes, l’ont roué de coups et humilié. Nous n’avions pas eu connaissance de telles tortures jusque là. « Selon un autre témoignage, les Azerbaïdjanais auraient partiellement brûlé avec un briquet le corps d’un soldat capturé, sur lequel ils avaient remarqué une croix tatouée, et l’auraient pour cette raison même roué de coups. »Tous ceux qui portaient une croix se la sont vu arracher et détruite. Quand nos prisonniers demandaient à ce qu’on leur restitue leurs croix, ils étaient sévèrement battus et humiliés par leurs tortionnaires qui insultaient leur religion.

« Ces différents cas sont la conséquence directe de la politique systématique d’arménophobie et de haine orchestrée par les autorités azéries à l’encontre des Arméniens », écrit Tatoyan qui ajoute : « Ils prouvent qu’après la guerre, cette politique s’est durcie davantage encore, et s’est enracinée plus profondément ». « De plus, la tonalité même a changé. Outre l’appartenance ethnique, c’est la religion qui est clairement stigmatisée », poursuit l’ombudsman, dont le récent rapport spécial sur la torture infligée aux prisonniers d’Azerbaïdjan ne mentionnait pas de tels cas . Dans ses commentaires, Tatoyan précise que les informations qu’il fournit reposent sur des faits prouvés, dans l’éventualité où l’on chercherait à les réfuter. Mais il ajoute qu’il n’a pas souhaité fournir plus de détails afin que les victimes ne soient pas désignées comme des »cibles« . « Je publie cette information de sorte que le pays comme la communauté internationale soient informés de la situation réelle, des violations des droits de l’homme qui ont cours en ce moment », conclut l’observateur arménien des droits de l’homme.

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8. Fild

 9 janvier 2022

https://fildmedia.com/article/valerie-boyer-l-armenie-est-entouree-d-ennemis

Valérie Boyer : « L’Arménie est entourée d’ennemis »

Valérie Boyer est sénatrice (LR) des Bouches-du-Rhône (13) et ancienne vice-présidente du groupe d'amitié France-Arménie à l’Assemblée nationale. Forte de son expérience de terrain, l’élue revient sur le cauchemar de la « guerre des 44 jours » ayant opposé l’Arménie et l’Azerbaïdjan en 2020. Celle qui considère l’Arménie comme « une sœur pour la France » rappelle l’importance de ce petit pays situé à plus de 3 000 kilomètres de l’Hexagone, et dont le destin serait intimement lié à celui de l’Europe occidentale.

Entretien conduit par Alixan Lavorel

 

Fild : Quelle est la situation en Arménie ?

Valérie Boyer : J’y suis allée plusieurs fois en tant que vice-présidente à l’Assemblée nationale et au Sénat du groupe d’amitié France-Arménie. Après la sinistre guerre des 44 jours au Haut-Karabagh, je crois que nous avons été la seule délégation étrangère sur place, où la situation est extrêmement compliquée pour plusieurs raisons. D’abord, l’Arménie est un petit pays de 2 à 2,5 millions d’habitants avec une faible démographie. Pendant la guerre des 44 jours, les Arméniens ont perdu 6 500 hommes, ce qui peut sembler peu, mais représente en fait toute une tranche d’âge. Ils ont perdu quasiment tous les jeunes hommes de 18 à 22 ans sous les drapeaux. C’était une guerre totalement asymétrique, il ne faut pas oublier que le budget total de l’Azerbaïdjan est supérieur à celui de l’Arménie en matière d’armement. Les Arméniens sont, de plus, encerclés d’ennemis : 82 millions de Turcs, presque 10 millions d'Azerbaïdjanais et 15 millions d’Azéris en Iran.

Fild : Quel espoirs les Arméniens ont-ils aujourd’hui vis-à-vis de l’Europe ?

Valérie Boyer : C’est très compliqué. Leur survie ne dépend que des Russes qui sont venus à leur secours. Certes un peu tard diront certains, mais les relations entre Poutine et Nikol Pashinyan – Premier ministre arménien, ndlr – n’étaient pas bonnes. Ils croient en l’Europe, ils ont espoir en l’Europe, mais elle ne fait pas grand-chose. Les Arméniens comptent donc sur eux-mêmes. La diaspora est un point d’appui, et elle rayonne dans le monde entier, avec un grand niveau intellectuel et d’éducation. Mais nous, Européens et Français, devons aider l’Arménie qui est une démocratie, et non pas une théocratie ou une dictature. C’est un pays qui est une civilisation à elle toute seule, par la culture, la musique, la langue. C’est un grand peuple malgré sa petite taille, et qui a rayonné partout où la diaspora a pu prendre racine.

Fild : Quelle est l’importance stratégique de cette région ?

Valérie Boyer : Le Haut-Karabagh est une source d’eau pour l’Arménie. Cette petite terre a été donnée à l’Azerbaïdjan de manière arbitraire par Staline. Il était donc logique, au moment de la chute du mur et de l’URSS, que ce territoire redevienne arménien. Mais vous savez comment Staline aimait beaucoup faire en sorte que certaines minorités ethniques soient isolées afin qu’elles se neutralisent entre elles… Le Haut-Karabagh était un territoire sans statut juridique clair et dont le groupe de Minsk – composé des États-Unis, de la Russie et de la France, ndlr – devait s’occuper, mais il a toujours gelé le conflit. Finalement, le Haut-Karabagh n’a jamais été un territoire reconnu par la communauté internationale, et vivait aux dépens de l’Arménie. Pendant les élections américaines, une partie du groupe de Minsk étant occupée, l’Azerbaïdjan, poussée par la Turquie, a massacré la population du Haut-Karabagh lors de la « guerre des 44 jours » de septembre à novembre 2020. Il s’est passé plusieurs choses pendant ce conflit. Premièrement, ça a été un grand test d’armes : les Azéris ont utilisé des armes non-conventionnelles comme des bombes à phosphore ou à fragmentation ; ils ont massacré tous ceux qu’ils pouvaient et ont fait de nombreux prisonniers. Ils ont également testé des drones turcs sur les Arméniens. Cela a été un massacre, arrêté par les Russes qui ont fini par s’interposer. L’Azerbaïdjan est un pays riche en gaz et en pétrole, il n’a aucun intérêt au Haut-Karabagh, si ce n’est une haine des Arméniens, animalisés et représentés comme des sous-hommes.

« Une haine civilisationnelle et religieuse »

Fild : Comment caractérisez-vous les relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan aujourd’hui ?

Valérie Boyer : Ilham Aliyev – président de la République d'Azerbaïdjan – a fait construire « le parc des trophées » à Baku, où l’on expose des restes de corps arméniens. Un parc de 500 hectares où il faisait défiler des enfants pour cracher sur des photos d’Arméniens. Les soldats aiment leur couper les oreilles et le nez. C’est de l’humiliation pure. C’est une haine civilisationnelle et religieuse, une haine portée au niveau de l’État, qui fait écho à l’affaire Safarov. Il y avait une conférence pour la paix il y a quelques années en Hongrie, et un gradé arménien a été assassiné dans son sommeil à coups de hache par un certain Safarof. Une fois emprisonné en Hongrie, l’Azerbaïdjan a racheté sa liberté à grand renfort de pétrodollars et avec la promesse qu’il finirait sa peine une fois arrivé au pays. Mais il a été accueilli en véritable héros… C’est assez significatif du niveau de détestation qu’ont les Azéris (ou Azerbaïdjanais) envers les Arméniens.

Fild : Pourquoi ce conflit concerne-t-il l’Europe ?

Valérie Boyer : Les Azéris ont agi, guidés par les Turcs, non seulement par haine des Arméniens, mais parce qu’ils sont totalement instrumentalisés par les Turcs. Il y avait sur le terrain des généraux turcs et des djihadistes à qui l’on promettait une prime de 100 euros par tête d’Arménien, et des terres au Haut-Karabagh. C’est une logique génocidaire : on supprime la population, on la remplace, et on efface les traces. Il faut avoir conscience que les Arméniens ont déterré leurs morts au Haut-Karabagh, sachant que les Azéris profaneraient leurs tombes, car ils savaient à quoi s’attendre. L’objectif de cette guerre était donc de donner une issue à la haine que la Turquie et l’Azerbaïdjan entretiennent vis-à-vis de l’Arménie. Car depuis le génocide arménien de 1915 commis par la Turquie (et pas encore reconnu par cette dernière), il y a toujours cette haine entretenue de l’Arménien. Il y a surtout une volonté de la part de la Turquie de sceller une amitié avec l’Azerbaïdjan d’Aliyev, qui est un pays turcophone et intéressant pour Erdogan, puisqu’il est riche en gaz et en pétrole, ce que n’a pas la Turquie, enfoncée dans une situation économique difficile.
D’ailleurs, un évènement est passé inaperçu en France : au moment du conflit au Haut-Karabagh, Erdogan et Aliyev ont signé un accord avec trois pays pour trois zones, à savoir la Turquie, l’Azerbaïdjan et le Pakistan. Ils ont parlé de Chypre, du Cachemire et du Haut-Karabagh. Ce n’est donc pas un conflit local. Quand vous regardez une carte, la situation est complexe. Outre cette haine absolue – n’oublions pas que la négation de génocide est l’un des fondements de la Turquie moderne – le panturquisme d’Erdogan est délirant. Il veut aller plus loin que les anciennes frontières de l’Empire ottoman puisqu’il va jusqu’à l’Atlantique, et veut créer une route turque jusqu’aux Ouighours. Mais sur sa route se trouve le Haut-Karabagh et le Syunik, une province d’Arménie. Tous les jours, vous avez des exactions, des menaces et intrusions sur le territoire arménien depuis le conflit au Haut-Karabagh. L’intégrité territoriale de l’Arménie est violée en permanence. Et c’est important d’un point de vue européen : comment accepter un pays comme la Turquie qui frappe aux portes de l’UE, qui fait du chantage aux migrants, qui occupe un pays de l’Union (Chypre), qui nie un génocide, et commet des exactions quotidiennement ?

Fild : De Zemmour à Pécresse, ce pourquoi regain d’intérêt pour l’Arménie ?

Valérie Boyer : D’abord, je ne suis pas là pour commenter les visites d’Éric Zemmour ou sa campagne. En revanche, pour d’autres, cet intérêt n’est pas soudain. Valérie Pécresse ou Laurent Wauquiez ont toujours été proches des chrétiens d’Orient et de l’Arménie. Ce sont des personnes qui se sont toujours intéressées à ce qui se passait en Arménie, pour plusieurs raisons. Il y a des Français d’origine arménienne, et la France a reconnu le génocide arménien. Mais dans notre pays, la loi ne comporte pas un dispositif de pénalisation du négationnisme pour ce génocide. Cela a donc une résonance actuelle, car Erdogan et la diaspora turque se servent de cela pour continuer de perpétrer leurs exactions, avec le groupe des Loups Gris entre autres.

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9. Nor Haratch

10 janvier 2022

https://www.norharatch.com/l-otsc-convoque-une-session-speciale-du-conseil-de-securite_679D548D4375B273.html

L'OTSC convoque une session spéciale du Conseil de sécurité

Le 10 janvier s'est tenue une séance spéciale du Conseil de sécurité collective de l'OTSC présidée par le président du Conseil de sécurité collective de l'OTSC, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian.

La conférence s'est déroulée en présence du président russe Vladimir Poutine, du président du Bélarus, Alexander Loukachenko, du président du Kazakhstan, Kasim-Jomart Toka, du président du Tadjikistan, Emomali Rahmon, du président du Cabinet des ministres du Kirghizistan, Stapar Akilb Akbarb.

La session extraordinaire de l'OTSC s'est tenue sur la base de la demande du Président du Kazakhstan.

Dans son discours lors de la séance, le Premier ministre Nikol Pachinian a noté : « La situation au Kazakhstan nous préoccupe particulièrement concernant la question de l'implication d'organisations terroristes internationales. Il n'y a pas si longtemps, nous avons nous-mêmes rencontré l'émergence de terroristes étrangers dans notre région. »

« Il convient de souligner que l'une des principales priorités de notre présidence est le renforcement des mécanismes de réponse aux crises de l'Organisation. Sur cette base, nous attendons des États membres de l'OTSC qu'ils déploient des efforts conjoints pour améliorer encore ces mécanismes, ce qui servira sans aucun doute au développement ultérieur de la coopération entre les États membres, ainsi qu'au renforcement des structures et mécanismes pertinents de l'Organisation », a-t-il déclaré.

 

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10. Nor Haratch

10 janvier 2022

 https://www.norharatch.com/tirs-azeris-sur-le-village-de-karmir-chouka_679C538C4274B172.html

Tirs azéris sur le village de Karmir Chouka

Des militaires azéris ont ouvert le feu en direction du village de Karmir Chouka dans la région de Martouni en Artsakh, à la suite de quoi une voiture appartenant à un civil a pris feu. Cet incident a été rapporté par l'armée de défense de l'Artsakh.

« Des informations pertinentes sur l'incident ont été fournies au commandement russe du maintien de la paix et des mesures ont été prises pour ramener la partie azerbaïdjanaise au régime de cessez-le-feu », indique le communiqué.

Le ministère de la Défense d'Artsakh dément l'information diffusée par les médias azerbaïdjanais selon laquelle les unités de l'armée de défense auraient ouvert le feu depuis une voiture en direction des positions azerbaïdjanaises.

La police d'Artsakh rapporte que les pompiers qui se sont rendus sur les lieux ont également été victimes de tirs. Selon les données préliminaires, personne n'a été blessé dans la fusillade, qui a duré environ 10 minutes.

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11. Nor Haratch

11 janvier 2022

https://www.norharatch.com/le-chef-de-l-armee-armenienne-inculpe-dans-l-affaire-des-munitions-defectueuses_679850893F71AE6F.html

Le chef de l'armée arménienne inculpé dans l'affaire des munitions défectueuses

Les procureurs de l'État ont révélé lundi que le plus haut général de l'armée arménienne avait également été inculpé dans le cadre d'une enquête pénale sur la fourniture de munitions prétendument défectueuses aux forces armées.

Deux autres généraux ainsi que l'ancien ministre de la Défense Davit Tonoyan et un marchand d'armes ont été arrêtés dans le cadre de la même enquête en septembre. Le Service de sécurité nationale (SSN) les a accusés de fraude et de détournement de fonds qui ont coûté à l'État près de 2,3 milliards de drams (4,7 millions de dollars).

Les accusations découlent de l'achat de roquettes prétendument obsolètes pour l'armée arménienne.

Selon le SSN, un intermédiaire privé a livré les roquettes à l'Arménie en 2011 et que le ministère de la Défense a refusé de les acheter à l'époque après avoir découvert qu'elles étaient inutilisables.

Pendant des mois, le SSN n'a pas confirmé les informations selon lesquelles il aurait également inculpé le lieutenant-général Artak Davtian, le chef de l'état-major général de l'armée.

Un porte-parole du bureau du procureur général, Gor Abrahamian, a inscrit Davtian parmi les sept suspects inculpés dans cette affaire. Abrahamian a déclaré qu'il était accusé d'abus de pouvoir. Les suspects incluent le lieutenant-général Stepan Galstian, l'un des anciens adjoints de Davtian qui a été limogé en décembre.

Davtian n'a pas été licencié malgré l'acte d'accusation. Il n'est pas clair s'il plaidera coupable aux accusations au cours de son procès qui devrait commencer dans les semaines qui viennent.

Selon Abrahamian, un procureur supervisant l'enquête du SSN a certifié ses conclusions et renvoyé l'affaire devant un tribunal le 7 janvier.

La décision du procureur est intervenue quatre jours après que Tonoyan a de nouveau fermement nié tout acte répréhensible. Dans un communiqué, l'ancien ministre de la Défense a insisté sur le fait que les munitions n'avaient pas dépassé leur date d'expiration et avaient été utilisées avec succès pendant la guerre de 2020 au Haut-Karabakh.

Tonoyan a averti qu'il ne devait pas devenir le bouc émissaire de la défaite de l'Arménie dans la guerre de six semaines. Il s'est engagé à faire des révélations « surprises » à cet égard.

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12. AFP

11 janvier 2022

L'AZERBAÏDJAN ET L'ARMÉNIE FONT ÉTAT D'AFFRONTEMENTS A LA FRONTIÈRE

 

 

Bakou, 11 janvier 2022 (AFP)

 

L'Arménie et l'Azerbaïdjan ont fait état mardi d'affrontements armés entre leurs forces à la frontière entre les deux pays, qui ont fait au moins un mort côté azerbaïdjanais et au moins trois blessés côté arménien.

Des heurts armés meurtriers se produisent régulièrement entre troupes azerbaïdjanaises et arméniennes malgré l'instauration en novembre 2020 d'un cessez-le-feu, qui avait mis fin à une guerre de six semaines pour le contrôle de l'enclave du Nagorny Karabakh.

"Un soldat azerbaïdjanais a été tué (…) à la suite d'une provocation des forces armées arméniennes à la frontière", a indiqué mardi le ministère azerbaïdjanais de la Défense.

L'incident a eu lieu dans la région frontalière de Kelbadjar, selon cette source, située à proximité du Karabakh.

L'Arménie a de son côté rapporté des tirs à l'artillerie et des attaques de drones sur ses positions à la frontière. Les tirs se poursuivaient dans la soirée de mardi et trois soldats ont été blessés, selon Erevan.

"Les informations quant aux pertes sont en train d'être précisées", a indiqué le ministère arménien de la Défense.

La veille, les autorités pro-arméniennes du Nagorny Karabakh ont affirmé que quatre civils avaient essuyé des tirs des forces azerbaïdjanaises alors qu'ils effectuaient des travaux agricoles.

Selon elles, des "tirs intenses" ont eu lieu pendant environ 15 minutes avant que l'intervention des soldats de maintien de la paix russes, présents dans la zone depuis le cessez-le-feu de 2020, n'y mettent un terme.

Les autorités du Nagorny Karabakh ont également rapporté le bombardement d'un village dans la région de Martouni par les forces azerbaïdjanaises, au cours duquel une voiture civile a été détruite sans faire de victimes.

L'Azerbaïdjan a nié avoir bombardé ce village.

L'armée azerbaïdjanaise a elle accusé samedi les forces arméniennes d'avoir fait feu à l'aide de lance-grenade et d'armes de gros calibre sur ses positions dans la région de Kelbadjar.

La guerre qui a opposé ces deux pays en 2020 a fait plus de 6.500 morts et s'est achevée par une défaite de l'Arménie, contrainte de céder à l'Azerbaïdjan plusieurs régions formant un glacis autour du Nagorny-Karabakh.

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13. La Provence

9 janvier 2022,  par Frédéric Cheutin

Arménie guerre sans fin avec l'Azerbaïdjan

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