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Le Festival du Film de Louxor , de notre envoyée spéciale Alice Kanterian

Le 03/05/2021 | Par | Catégorie: CINÉMA



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                                                                                                        Alice Kanterian            Ismail Al-Iraki du Maroc, meilleur film ZANCA

Le Festival de Louxor du Film Africain-LAFF 2021- Dix ans d'imagination

Une collègue, journaliste-interprète, comme moi d'ailleurs, d'origine roumaine-arménienne, commentait
l'autre jour en lisant mon récent article de 8 pages sur un grand festival, que "de toute façon les gens ne
lisent plus, il faut être court et à point pour capter l'attention".

En appliquant cette méthode qui parait efficace je vais commenter mon séjour à Louxor au Festival du
Film Africain-LAFF suite à l'invitation d'Azza El Hosseiny, la directrice du festival.

La 10e édition du LAFF s’est tenue du 26 au 31 mars sous le slogan « Dix ans d’imagination ».
Le festival a célébré l’imagination et la créativité de toute l’Afrique, le cinéma soudanais étant l’invité
d’honneur.

Description du festival

Le festival présente des longs et courts-métrages tournés ou produits dans des pays africains, par des
réalisateurs africains, traitant des sujets africains, et réalisés au cours de l’année précédente (en 2021 a
cause de la pandemie exeptionellement les deux années precedentes).

A propos du LAFF
Le Festival de Louxor du Film Africain -LAFF a opté cette année pour une édition plus comprimée pour
des raisons liées au financement et à la pandémie.

Le festival est soutenu par le ministère de la Culture,Ministère du Tourisme et le Ministère des Affaires Etrangères en collaboration a vec le Gouvernorat de Louxor. LAFF reste le premier festival du film réalisé en 2021 en Egypte.

Cela grâce à l'engagement des organisateurs, apres que ceux d'Ismailia et Aswan on ete reportes du fevrier au mois du mai. Le Festival du Louxor est l’un des projets de l’ISF ,la fondation « Les Jeunes Artistes Indépendants », organisation
civile à but non-lucratif.

LAFF est présidé par son fondateur, le scénariste égyptien Sayed Fouad, et
l’acteur Mahmoud Hemeida en est le président d’honneur..

L’idée vient du scénariste Sayed Fouad et de
la réalisatrice Azza Elhosseiny, car les films africains n'étaient pratiquement pas projetés en Egypte. La
ville de Louxor a été choisie pour décentraliser les événements culturelles ou artistiques toujours organisés
au Caire et à Alexandrie.

En plus la ville de Louxor, riche en histoire et temples avait avant LAFF peu de
manifestations culturelles ou artistiques.

On pourrait dire que LAFF sert de pont qui alligne la
richesse de la civilisation de Thèbes à la civilisation moderne, en donnant aux participants du festival la
possibilité de la decouvrir pendant les visites à la Vallée des Pharaons et la soiree d'ouverture qui invite les
participants sur des bateaux qui les emmènent au temple antique de Karnaka.

Le règlement du festival :
Les films doivent être réalisés par un réalisateur africain, l’histoire doit se dérouler en Afrique, ou doit
avoir un rapport à l’Afrique.

* Le film doit être produit durant l’année 2020, et exeptionellement cette edition a accepté les films de
2019 comme celui de l'allemande Ines Johnson „Becoming black“ qui s'ambarque dans son emouvant
documentaire a l'aventure de decouvrir ses racines africaines.

* Le comité de sélection choisira les films qui doivent participer aux compétitions du LAFF.

* Les films participants aux compétitions ne doivent pas avoir été projetés en Egypte avant LAFF

Le comité de sélection choisira les films qui doivent participer aux compétitions du LAFF.

Les jurys :
Chaque compétition a son propre jury composé de membres de différentes nationalités. Parmi eux j'ai
revue le réalisateur Amir Ramses de l'Egypte, directeur artistique du Festival International du Film d'El
Gouna et le réalisateur francais-marrocain Ismaël Ferroukhi.
 
Même situation pour Ramses, son nouveau film "Couvre feu/Curfew“ était au Louxor hors compéticion.
Pendant une masterclasse j'ai eu la chance
de rencontrer l'acteur Jimmy Jean-Louis. Originaire de Haiti, c'est un acteur Hollywood connu à
l’international. plus récemment dans le film Citation (2020) qui était aussi à Louxor hors compétition et
actuellement toujours disponible sur Netflix.
 
Son réalisateur est le nigérien Kunle Afolayan, qui faisait aussi partie du jury Diaspora. Celui-ci est le fils
d'Ade Love, probablement le plus charismatique acteur-
réalisateur q'on a connu au Nigéria. Nollywood etait omniprésente à Louxor avec Mykel Parish dans le
jury et Desmond Obviagele dans le concours pour le meilleur film avec "Milkmaid“.
:"La laitière" a été laproposition nigérienne aux Oscars cette année. La fiction raconte l'histoire de deux sœurs dont le village
est attaqué par des militants islamistes Boko Haram.
 
La structure du festival
Le festival organise quatre compétitions: longs-métrages de fiction, longs-métrages documentaires;
courts-métrages (fiction et documentaire), et la compétition internationale pour films dans la catégorie
Diaspora. En meme temps un atelier pour les jeunes cineastes africains a eu lieu a l'hotel Sonesta St-
George Palace.
 
L'atelier LAFF au Sonesta St. George Palace
Le dernier étage de cet magnifique hôtel de luxe (où j'ai d'ailleurs séjourné) qui donne sur le Nil a été
convertit en atelier pendant le festival. L'espace congrès offre trois salles de réunion, d'ailleurs très
frequentées.
Le lendemain de la clôture du festival, elles étaitent prises par deux conferences en parallèle
comme j'ai constaté pendant la tour offerte par Mr. Radwan, le gérent générale de l'hôtel. Mais l'atelier
meme j'ai raté, je l'ai appris par hasard quand j'ai fais la connaissance d'Esther vers la fin du festival. Elle
était une de 10 jeunes réalisateurs/réalisatrices qui faisait partie de l'atelier.
 
Dommage que l ́existence de l'atelier n'a pas été mieux communiquée aux participants.
Les court métrages des étudiants, entièrement developés pendant les cinq jours du festival,
à partir du scenario jusqu'au tournage ont été presentés le 31 mars.
 
Mais ce jour là les participants de l'étranger était fixés sur le test PCR, tellement important pour
poivoir rentrer dans son pays. Dommage, j'ai alors raté les court métrages des étudiants. Cette année
l'atelier a éte dirigé par l'éminent réalisateur égyptien Saad Hendawy, qui également occupé le poste de
directeur artistique du concours International Cinema of Tomorrow au Festival International du Film du
Caire-CIFF.
 
Voilà les 10 participants sélectionnés pour cette année:
1. Denis Wanjohi – Kenya
2. Esther Beukes – Namibie
3. Oujidane Kallid – Maroc
4. Alex Joseph – Soudan du sud
5. Denis Valery – Rwanda
6. Mohamed Zbiday – Soudan
7. Abram Hany Wahba –L'Égypte
8. Ahmed Mohamed Samir Mohamed – L'Égypte
9. Mohamed Ali Reda – L'Égypte
10. Hussein Ziyad Tawfeek – L'Égypte
11. Anwar Moustafa Anwar – L'Égypte
Ma contribution au LAFF
Mon rôle au LAFF a été similaire au GIFF à El Gouna, emporter des acteurs européens, mais cette fois
d'origine africaine. J'ai pensé tout suite a Welket Bungué, originaire de Guinea Bissau, connu en Europe
plutôt comme acteur depuis son rôle principale dans le film allemand Berlin-Alexanderplatz. Comme il ne
pouvait pas participer car il étais en tournage, il m'a proposé son dernier court métrage
MUDANZA/UPHEAVEL qui venait d'être" présenté en première mondiale au Berlinale en février.
Mudanza a été donc programmé dans la categorie „Diaspora“ à Louxor.
 
Les trophées :
Le film “Zanka Contact”, du réalisateur marocain Ismaël El Iraki, a remporté le prix du meilleur long-
métrage au Festival de Louxor du Film Africain. Son compatriote Ismaël Ferroukhi a remercié aux
organisateurs a sa place, car El Iraki se trouvait en qarantine pendant la soiree du cloture le 30 mars a
cause d'une fausse alarme de Corona, comme il me racontait plus tard. Je devrait le connaitre que 3 jours
plus tard a l'aeroport de Louxor au moment du decolage. Facile a reconnaitre, il portait le beau trophée
dans ses mains (plus de la place dans les valises, là il y en avait deux autres prix).
 
Tourné dans la ville de Casablanca et ses environs, il nous présente un Maroc underground et méconnu.
Avec la musique rock qui sert de toile de fond au film de 120 minutes, on nous raconte l'histoire d'un
rock-star toxicomane marocain, a la fin de sa carriere, car il a perdu sa voix. Celui tombe amoureux de
Rajaa, une ex-prostituée à la voix d’or pour qui il compose des chansons inspirées de sa vie nocturne dans
les rues dangereuses de Casablanca.
 
Le prix spécial du jury de la compétition des longs-métrages est revenu au film angolais „Climatiseur“
alors que l’acteur égyptien Khaled El Sawy s’est vu félicité par le jury pour sa performance dans le film À
louer. Le jury de la compétition des longs-métrages était composé du réalisateur égyptien Amir Ramses,
de la réalisatrice tunisienne Linda Belkhiriya et du cinéaste nigérian Mykel Parish.
 
Le prix spécial du jury de la compétition Diaspora est revenu au film allemand „Becoming Black“ . Sa
realisatrice Ines Johnson ne laisse decouvrir son enfance dans une famille allemande dans la République
démocratique allemande (RDA). La stigmasitation cachee d'etre un enfant different sans avoir
d'explications et la decouverte tardive de ses racines africaines et le reste de sa famille inconnu du cote de
son pere, en Allemagne et an Afrique.
 
Le prix du meilleur film de l’édition de cette année est revenu à Farewell Amour de la réalisatrice
tanzanienne Akwa Masanji. Le prix du meilleur film documentaire a été attribué à Faritra (Madagascar)
et celui de la compétition de courts-métrages au film ghanéen Goodbye.
Le prix du jury du meilleur court-métrage a été attribué au film Encre ultime du Marocain Yazid El
Kadiri.
Récapitulation des films gagnants :
La compétition longs métrages fiction :
Le prix du meilleur film pour’Zanka Contact’, réalisé par Ismaël Al-Iraki du Maroc.
Le prix du jury pour’Air Conditioner’, réalisé par Fradique d’Angola.
Mention spéciale à Khaled El-Sawy pour son interprétation exceptionnelle dans le film égyptien
intitulé’For Rent’, réalisé par Islam Belal.
La compétition des documentaires longs métrages :
Le prix du meilleur documentaire est attribué à « Faritra », réalisé par Tovoniaina Rasoanaivo et Luck
Razanajaona de Madagascar.
Le prix du jury à’Downstream to Kinshasa’, réalisé par Dieudo Hamadi du Congo.
La compétition des films de la diaspora:
Le prix du meilleur film pour « Farewell Amor », réalisé par Ekwa Msangi (États-Unis).
Le prix du jury pour’Becoming Black’, réalisé par Ines Johnson-Spain d’Allemagne.
Mention spéciale pour « Tilo Koto : Under The Sun », réalisé par Sophie Bachelier et Valérie Malek
(Pays-Bas).
 
Compétition des courts métrages :
Le prix du meilleur court métrage pour’Good-Bye’, réalisé par Anthony Nti du Ghana.
Le prix du jury pour’Ultimate Ink’, réalisé par Yazid Al-Kadiri du Maroc.
Mention spéciale à Al-Tayeb Al-Hadi Al-Tayeb pour son interprétation dans « Listen To My Dance »,
réalisé par Alyaa Sirelkhatim (Soudan).
Le prix FEPRESCI a été attribué à « This Is Not A Burial, It’s A Resurrection », réalisé par Lemhang
Jeremiah Mosese du Lesotho.
Le prix Radwan El-Kashef, décerné par les jeunes artistes indépendants Shebab, a été attribué à « For
Rent », réalisé par Islam Belal.
 
Hommages et témoignage :
Lors de cette édition, le festival a également rendu hommage à la star tunisienne-ègyptienne Hend Sabri
(qui manquait d'ailleurs) pour sa carrière exceptionnelle dans l’industrie cinématographique arabe, au
réalisateur égyptien Ali Abdel-Khalek, à l’acteur Mohy Ismail, à l’acteur Samir Sabry, au réalisateur
malien Cheick Oumar Sissoko et au marocain Azelarab Kaghat.
 
Et last but not least :
trois réalisateurs africains ont été invités par la directrice du festival de témoigner de l'importance de mise en place
d'un fonds par la banque africaine AFRIXEM. Comme ce fonds pour aider à financer et à soutenir le secteur
créatif africain et ses industries a été déjà créé en janvier 2020 , le but d'un tel annoncement n'a pas été tout
a fait clair. L’édition de cette année a rendu hommage à la défunte actrice égyptienne Madiha Yousri et a
célèbré le bicentenaire de l'écrivain russe Fyodor Dostoevsky en projetant deux films égyptiens adaptés de
ses romans: "The Animus Brothers" et "The Devils".
 
Des adresses utiles :
http://www.luxorafricanfilmfestival.com/
https://www.sonesta.com/eg/luxor/sonesta-st-george-hotel-luxor
http://africultures.com/evenements/?no=49800
 
                                             Alice Kanterian journaliste émérite de NHM 
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