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Qui est le candidat à la succession de Theresa May ?

Le 09/06/2019 | Par | Catégorie: POLITIQUE



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Candidat favori pour succéder à Theresa May, l'ancien maire de Londres, Boris
Johnson  a des racines turques.
Son père est le petit-fils  de Ali Kemal.
Ali Kemal , (1867-1922)  homme politique ottoman et opposant au parti Union
et Progres a été  assassiné par les services secrets (Teskilat i Mahsuse  /
l'Organisation Spéciale) pour ses positions politiques condamnant entre autres
le  génocide des Arméniens.
En 1903 il est en exil à Londres et se marie avec une anglaise, Winfire Brun 
qui  decede après avoir donné naissance à un garçon .
Le petit fils de ce garçon , Stanley Johnson, membre du Parlement Britannique,
est le père de Boris Johnson.
De son deuxième mariage , le fils d'Ali Kemal, ambassadeur de Turquie à 
Madrid, a perdu son épouse lors d'un attentat de l'Armee Secrète Armenienne
pour la Libération de l'Arménie (Asala) en 1978.
 
Roje Gudsuz
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L'Asala 

 est fondée en 1975 à Beyrouth, par de jeunes Arméniens de la diaspora installés au Liban et qui ont perdu patience devant l'échec de la Fédération révolutionnaire arménienne (FRA) à faire reconnaître le génocide arménien par la Turquie. L'Asala est, initialement, une dissidence des CJGA instaurés par la FRA pour éliminer les personnalités considérées comme responsables du génocide ou de sa négation4. Cependant, les deux groupes vont très rapidement se lancer dans une féroce lutte d'influence, des règlements de comptes entre la FRA et l'Asala faisant même plusieurs morts (notamment à Beyrouth). Les deux principaux fondateurs de l'Asala sont Hagop Tarakchian et Hagop Hagopian (de son vrai nom

Haroutioun Tachikian)5.

Le passage vers la lutte armée plus radicale se fait avec en toile de fond de la guerre civile libanaise. Si les Arméniens du Liban n'ont pas été directement impliqués dans le conflit (auquel ils paieront pourtant un lourd tribut en vies humaines), ils ont été en contact par la force des choses avec les groupes terroristes palestiniens et la jeunesse voit des similarités entre les causes arménienne et palestinienne. Durant quatre ans, la FRA tente d'infiltrer et de contrôler cette aile qui tente de la dépasser par la gauche, mais en 1979, la rupture est consommée entre les deux groupes. Dans le même temps, la communauté arménienne du Liban fuit le pays en nombre, et on estime que, de 1975 à 1980, pas moins de 40 000 Arméniens quittent le pays, apportant la douleur et la violence du Moyen-Orient dans les communautés diasporiques d'Europe occidentale et d'Amérique du Nord où ils s'installent.

La ligne politique en dix points

Le 10 juillet 1978, dans une déclaration publique (fait très rare pour ce groupe qui cultive le secret et la clandestinité), l'Asala explique sa ligne politique et ses objectifs stratégiques, que l'historien Yves Ternon a synthétisé en dix points6 :

  1. Le seul ennemi de l'Asala est le gouvernement turc.
  2. Les alliés de l'État turc sont les adversaires de l'Asala.
  3. Les mouvements révolutionnaires qui luttent contre la Turquie et l'impérialisme américain sont les amis de l'Asala. Les partis révolutionnaires du peuple turc et du peuple kurde, tous deux opprimés par l'État, sont les seuls alliés officiels de l'Asala.
  4. Les amis des Arméniens sont ceux qui ont reconnu le génocide ; leurs ennemis, ceux qui s'obstinent à le nier.
  5. Les chefs des partis politiques arméniens n'ont obtenu aucun résultat en
  6. soixante ans. Le temps de la FRA est passé.
  7. Tous les Arméniens regardent vers l'Asala car elle est exactement à l'image
  8. de leurs désirs.
  9. L'Église arménienne peut être récupérée et ramenée dans le droit chemin.
  10. Le combattant de l'Asala n'est pas un terroriste mais un pur révolutionnaire.
  11. L'Asala est solitaire, indépendante, orgueilleuse et fière.
  12. L'Arménie soviétique est la base unique et irremplaçable du Peuple
  13. arménien.

Conformément à ces principes de base, les activités de l'Asala seront en grande

majorité des attentats à la bombe et des assassinats dirigés contre des cibles

turques – ou considérées comme soutenant la Turquie (en général ou dans sa

politique étatique de négation du génocide arménien). Pour diffuser ses idées,

l'Asala éditera un périodique intitulé Hayastan (« Arménie ») en plusieurs langues.

Certaines conférences de presse seront aussi organisées, mais en général, le

groupe se cantonne à la clandestinité. Si son objectif premier est la reconnaissance

du génocide arménien, l'Asala fait silence sur la Shoah et fera même preuve d'un

antisionisme revendiqué et motivé par les liens établis entre Israël et la Turquie.

Les débuts de la violence

Entre 1975 et 1984, l'organisation commet, selon le Memorial Institute for

Prevention of Terrorism, quatre-vingt-quatre attentats et assassine quarante-six

personnes1. Le premier attentat à la bombe de l'Asala vise le bureau du Conseil

œcuménique des Églises à Beyrouth, attaqué le parce que cette

organisation encourageait à l'émigration, ce que l'Asala percevait comme une

tentative de comploter pour éliminer la Question arménienne. Le premier

assassinat connu a aussi lieu au Liban ; il coûte la vie au premier secrétaire de

l'ambassade de Turquie, Oktay Cerit, le à Hamra. L'année suivante

, l'Asala s'internationalise et commet un attentat à la bombe contre le domicile d'un

couple d'historiens américains, Stanford Jay Shaw et Ezel Kural Shaw auxquels

elle reproche de défendre les thèses turques et de ramener le génocide arménien à

de simples massacres et déportations justifiés dans le contexte de la Première

Guerre mondiale.

Plus radicale que la FRA (neuf attentats arméniens sur dix sont revendiqués par

l'Asala), l'Asala va recruter parmi ceux dont la patience est épuisée et qui sont

séduits par l'extrémisme. Au moment de la fondation de l'Asala, en outre, la FRA

traverse elle-même une crise d'identité qui l'affaiblit et l'empêche d'étouffer dans

l'œuf les initiatives des fondateurs de l'Asala et de leurs premiers partisans. La

politique libanaise vient se mêler aux luttes de pouvoir internes à la diaspora

arménienne de Beyrouth, et l'attitude de neutralité (avec un penchant pour les

phalangistes de Gemayel pro-israéliens) de la FRA va encore radicaliser la fracture.

La collaboration avec des groupes étrangers

L'un des grands défis que l'Asala doit régler est l'absence de toute base territoriale

sur les terres historiques arméniennes, et même en diaspora avec la fuite de la

diaspora arménienne de Beyrouth et du Liban durant la guerre civile7. Pour y

remédier, l'Asala va collaborer avec les Kurdes dans leur effort de lutte de libération

nationale, et tout particulièrement avec le PKK : les Kurdes disposent de l'assise

territoriale dans le sud-est anatolien et les Arméniens disposent du savoir-faire

révolutionnaire acquis au Liban. Il est en effet établi que les militants de l'Asala se

sont entrainés avec les groupes palestiniens qui avaient aussi établi leur base

arrière au pays du Cèdre : au début avec l'OLP puis, après que Yasser Arafat eut

entamé des négociations avec Ankara, l'Asala se rapproche du FPLP et du FDPLP.

L'idéologie de ces groupes va déteindre sur l'Asala, mais il serait présomptueux

d'imaginer qu'ils ont pu instrumentaliser les terroristes arméniens comme ce qui

était parfois affirmé à l'époque devant la similitude des méthodes. Il s'agit d'alliés

objectifs poursuivant chacun leur but propre mais en mettant leurs connaissances

« théoriques » de la lutte armée en commun8.

Hagop Tarakchian meurt du cancer en 1980.

L'arrestation de deux militants détourne l'Asala de son objectif premier[modifier 

Durant les quatre derniers mois de 1979, l'Asala commet pas moins de quinze

attentats à travers l'Europe (Genève, Francfort, Madrid, Ankara, Copenhague, Milan

, Rome, Paris (dégâts matériels importants et trois blessés), puis Istanbul le 30

décembre, pour marquer le cinquième anniversaire de sa fondation. Les cibles sont

alternativement des diplomates turcs ou des intérêts économiques turcs – et tout

particulièrement la compagnie aérienne Turkish Airlines qui essuie le gros des

explosions.

Le début de l'année 1980 voit les attentats se poursuivre – à un rythme moins

soutenu cependant -, puis le choc en retour se produit le 3 octobre 1980, lorsque

deux membres de l'Asala sont arrêtés : il s'agit d'Alec Yenikomchian et Suzy

Masseredjian, qui se sont blessés en manipulant des explosifs dans un hôtel de

Genève. Cette arrestation fait suite à plusieurs attentats commis dans la ville suisse

, mais également à travers toute l'Europe ; elle marquera un tournant dans l'histoire

de l'Asala et illustre bien les dérives à venir.

Pour la première fois, le public peut mettre un visage sur l'Asala. Cette arrestation

jouera un rôle déterminant également sur l'engrenage fatal dans lequel l'Asala va

alors s'engager. Désormais en effet, l'objectif de la reconnaissance du génocide

arménien va passer pour ainsi dire au second plan, les stratèges de l'Asala mettant

sur pied nombre d'attentats pour obtenir la libération de leurs compagnons

incarcérés. Après l'arrestation d'octobre 1980, l'Asala accuse les autorités suisses

et les menace de représailles à cause des circonstances de l'arrestation qui ont

coûté la vue à Alec Yenikomchian, et d'un interrogatoire toléré par les forces de

l'ordre helvétiques au cours duquel Suzy Masseredjian aurait été questionnée par le

FBI et peut-être même par le MIT (services secrets turcs) ; son avocat commis d'office

aurait été lui aussi en collusion avec la CIA9. Dès lors, l'Asala va multiplier les attaques

contre les intérêts suisses, sur le territoire national comme à l'étranger : la compagnie

aérienne Swissair verra notamment plusieurs de ses agences à travers le monde être

ciblées par un « Groupe du 3 octobre ». En effet, l'Asala crée régulièrement des

groupes plus ou moins autonomes chargés d'accomplir un objectif particulier de

l'organisation (qu'il s'agisse d'éliminer un diplomate turc ou de faire pression sur les

autorités d'un pays). Une vague d'attentats est commise contre les intérêts suisses à

Beyrouth, Paris, Londres, dans le train Paris-Interlaken (une bombe qui n'a pas explosé

y est découverte), devant le palais de justice de Genève, à Rome (5 blessés), devant

l'UBS de Genève, à l'aéroport de Zurich-Kloten et enfin à Madrid le 29 décembre 1980

, dernier en date de cette opération d'intimidation qui est suivie dès le 1er janvier 1981

par une requête de l'Asala auprès du CICR et d'Amnesty International pour examiner

les conditions de détention des deux militants toujours incarcérés. Le gouvernement

suisse autorise le CICR à les visiter et l'Asala annonce qu'elle suspend ses actions

jusqu'à mi-janvier. Au terme de leurs procès un mois plus tard, les deux militants sont

immédiatement libérés car ils bénéficient du sursis (18 mois pour chacun).

La trêve avec Berne sera de courte durée puisque, le 9 juin 1981, un troisième militant

de l'Asala, un Arménien de Beyrouth, est arrêté à Genève non loin de l'endroit où un

diplomate turc vient d'être assassiné. Rapidement, il avouera être l'auteur du crime et

donnera quelques explications sur le mode opératoire d'une cellule de l'Asala. Un

« Groupe du 9 juin » apparaît alors, qui revendiquera une dizaine d'attentats contre les

intérêts suisses entre le 26 juin (succursale de la SBS à Los Angeles) et le 16

septembre (ambassade suisse à Téhéran), mais aussi à Zurich et Lausanne (26

blessés dans l'explosion d'un grand magasin le 21 juillet).

L'engrenage

Le , une bombe tue neuf personnes à l'aéroport d'Ankara. Le

, une autre bombe à l'aéroport d'Orly tue huit personnes au comptoir de la

compagnie Turkish Airlines. Le chef du commando d'Orly, Varoujan Garbidjian est

arrêté 48 heures après et condamné à la prison à vie le , à l'issue d'un

procès débuté le  ; après dix-sept ans derrière les barreaux, il est

expulsé vers l'Arménie en 2001.(il est décédé depuis ndlr)

L'attentat d'Orly, par son lourd bilan et surtout sa mise en œuvre indiscriminée,

provoque une grave crise de conscience à l'intérieur même de l'Asala, et coupe

l'organisation de ses soutiens dans la diaspora arménienne révoltée par une dérive

qui semble incontrôlée. Le groupe se scinde entre une aile nationaliste (Asala-Militant)

et une aile populaire (Asala-Mouvement révolutionnaire), mais son activisme se

disloque et les attentats cessent pratiquement.

Le chef et fondateur de l'Asala, Hagop Hagopian, est assassiné à Athènes le

par des hommes masqués. Plusieurs pistes sont évoquées pour expliquer qui

sont les commanditaires de l'assassinat : il est clair qu'Hagopian, au style autoritaire

pour ne pas dire tyrannique s'était fait des ennemis à l'intérieur de l'Asala. La

Fédération révolutionnaire arménienne aurait soutenu les préparatifs mais n'est

probablement pas l'auteur de l'exécution athénienne. Celle-ci fut d'ailleurs possible

parce que les États (URSS, Syrie, Libye, Iran) qui avaient jusqu'alors soutenu/protégé

Hagopian s'étaient finalement lassés. La France avait de quoi en vouloir à Hagopian

depuis l'attentat d'Orly et l'élimination par les hommes d'Hagopian d'un de ses agents

au Liban. Quant à la Turquie, elle ne pouvait que se réjouir de la mort d'Hagopian mais il est peu probable que ses agents aient pu intervenir sur le territoire grec10.

La scission et la mise en sommeil

Depuis, divisé, le groupe est inactif. Le 19 décembre 1991, l'ambassadeur de Turquie

à Budapest échappe de justesse au tir d'un terroriste de l'Asala contre sa voiture,

grâce au blindage de celle-ci11.

Le 20 juin 1997, un attentat à la bombe contre l'ambassade turque à Bruxelles a été

revendiqué par les Unités militaires Gourken Yanikian, nom utilisé autrefois par l'Asala

2 ; c'est le dernier attentat qui ait été revendiqué par l'Asala – ou qu'on lui ait attribué.

source : wikipedia

 

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(Alec Yenikomchian vit en Arménie et collabore à "Nouvelles d'Arménie Magazine"ndlr)

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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