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Que va devenir ce chateau de la Pompadour ? : de nouvelles informations…

Le 09/11/2018 | Par | Catégorie: ART & CULTURE



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De nouvelles informations nous sont parvenues :

Le père Haroutioun (Arthur) Bezdikian serait revenu dans son bureau de Sèvres . Le père Lévon (Léon) Zekian délégué du Vatican sur cette affaire résideranit la plupart du temps à Istanbul ou à Rome.

le Vatican se serait porté garant auprès des banques de la dette de 12 millions d'€ du collège Samuel Moorat. L'architecte Aris Atamian serait toujours au conseil d'administration de l'association qui gère le Collège .  à suivre …

Que se passe-t-il dans ce chateau qui appartenait à Madame de Pompadour qui l’avait surnommée sa Babiole (son brimborion) vu la modestie de cette demeure comparée au Château de Bellevue qui la surplombait sur la colline. Si la Pompadour a acheté cette propriété, c’est autant pour surveiller l’avancement des travaux du château de Bellevue en haut de la colline,, beaucoup plus somptueux que pour y abriter ses amours royales. La Marquise y organise pour le roi une vie intime et dépourvue de protocole. ?

Selon nos informations , l'école bi-hebdomadaire du Collège Samuel Moorat hébergé par le chateau, a été fermée suite au contrôle de la mairie de Sèvres qui a demandé des travaux de mise en conformité de la sécurité du collège , travaux qui n'ont pas été faits . Le site appartient à une association et deux agents immobiliers seraient entrés à son conseil d'aministration .

Prélude à une vente ? NHM attend des informations plus précises..

Sources : Alexandre Bal, Edouard Der Hagopian. 

Le bâtiment situé 26, rue Troyon, est une propriété qui fut successivement la demeure d’un général de Napoléon, une école de jeunes filles et une maison de convalescence de soldats coloniaux avant de devenir le Collège arménien.
Louis-Albert-Guislain Bacler d’Albe est considéré comme l’un des meilleurs cartographes de son temps. Nommé chef du cabinet géographique de l’empereur Napoléon en 1804, il le suit dans toutes ses campagnes où il semble avoir été associé de près aux décisions. En remerciement de ses services, il est fait baron en 1810. En 1814-1815, il dirige le Dépôt de la Guerre, service de cartographie des armées – lequel deviendra à la fin du XIXe siècle le Service géographique des armées puis en 1940, l’Institut géographique national.
Après la chute de l’Empire, il se retire à Sèvres dans sa demeure, rue de Vaugirard. Il se consacre alors aux arts et réalise de nombreuses gravures de Sèvres et des dessins pour la Manufacture jusqu’à sa mort le 12 septembre 1824.
Par la suite, après avoir accueilli une école secondaire de jeunes filles jusqu’en 1890 puis être restée inoccupée durant plusieurs années, la maison abrite la « Croix verte française ». Cette société de secours aux militaires coloniaux avait été fondée en 1888 par René de Cuers et venait en aide aux rapatriés du Tonkin. Rapidement, l’assistance s’était élargie aux rapatriés des autres colonies. En 1901, les secours sont accordés aux veuves et orphelins de coloniaux et aux rapatriés de Chine. La maison de convalescence, établie à Sèvres en 1898, comptait 120 lits répartis en quatre dortoirs auxquels s’ajoutaient les lavabos, réfectoires, cuisines, vestiaires et infirmerie.
En 1928, s’y installe le Collège arménien Samuel Moorat de la congrégation des mékhitaristes. Fuyant l’avancée turque en 1715, Mekhitar son fondateur, trouve refuge à Venise avec laquelle l’Arménie entretient des relations politiques, commerciales et religieuses. En 1834, à Padoue, la congrégation fonde le Collège arménien grâce au don d’un bienfaiteur arménien des Indes, Samuel Moorat (1760-1816) qui voulait ainsi remercier les pères mekhitaristes de l’éducation apportée à ses enfants. Ce collège portera le nom de son mécène. En 1845, deux pères de la congrégation se présentent au roi Louis-Philippe afin de solliciter son aide. Par décret du 11 juin 1846, le collège est placé sous protection royale et déclaré d’utilité publique. Cette protection est renouvelée par le gouvernement de la IIe République. Déménagé au 12, rue Monsieur à Paris, le collège a pour vocation d’enseigner l’arménien et le français aux jeunes venus de provinces arméniennes afin qu’ils puissent, lors de leur retour dans leur pays d’origine, diffuser la langue et la culture française. Lors de la guerre de 1870, le collège se réfugie à Venise jusqu’à la fin de la Première Guerre Mondiale. De retour en France, où il s’installe à Sèvres en 1928, il est obligé de fermer ses portes au début de la Seconde Guerre Mondiale. L’établissement rouvre en 1945 après restauration des bâtiments.
Les façades et toitures du collège ainsi que le vestibule, le salon d’honneur et le petit salon ont été inscrits en 2003 à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
source : Sèvres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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