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Pas de résultats pour le pdt Erdogan après son voyage à Washington

Le 27/05/2017 | Par | Catégorie: INTERNATIONAL



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Washington ne reviendra pas sur sa décision d’armer les combattants kurdes pour accélérer la chute de Rakka, la capitale autoproclamée de l’Etat islamique (EI) en Syrie. De plus, la justice américaine n’extradera pas l’imam Gülen, résident aux Etats-Unis.

La décision d'armer les peshmergas kurdes a provoqué un tollé en Turquie où l’opposition, laïque ou nationaliste, a crié à la trahison, réclamant l’annulation de cette visite aux USA. Ankara considère les milices kurdes YPG comme la filiale syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en lutte armée contre les forces turques depuis 1984, et redoute que les armes livrées soient utilisées par les rebelles du PKK contre son armée.

« Le démantèlement de la Syrie n’est qu’un hors-d’œuvre en vue du démantèlement de la Turquie », écrivait ainsi le 10 mai Ibrahim Karagül, l’éditorialiste vedette du quotidien progouvernemental Yeni Safak, certain que le plan de la Russie, approuvé par la Turquie, de création de « zones de désescalade » en Syrie, allait forcément conduire à « diviser la région sur une base identitaire ». « Un nouveau monde est en train de naître, défini par la seule force des acteurs régionaux »,

Le traumatisme du dépeçage de l’Empire ottoman par les puissances occidentales, consacré par le traité de Sèvres en 1920, a ressurgi en Turquie. Jamais ratifié, ce traité continue de hanter les esprits près d’un siècle après son apparition (l'Arménie obtenanit un plus grand territoire).

« Recep Tayyip Erdogan va chercher à prouver à son opinion qu’il a obtenu quelque chose de tangible de la part de l’administration Trump, par exemple une politique de soutien à l’action de la Turquie contre la présence du PKK en Irak ».En échange de la fourniture d’armes aux milices kurdes de Syrie, devenues les forces combattantes les plus efficaces contre les djihadistes, Washington pourrait laisser  à l’armée turque pour la liberté de lutter contre les combattants du PKK en Irak, notamment dans la région du Sinjar, non loin de la frontière irako-syrienne.

 
 
 

 

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