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Choeur d’Arménie et l’Affiche Rouge au Festival d’Ile de France du 8 septembre au 14 octobre 2012

Le 23/08/2012 | Par | Catégorie: ARCHIVES



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Festival d'Ile de France
 
A l’initiative du Conseil Régional d'Ile-de-France, le Festival d'Ile de France propose chaque année, aux mois de septembre et d’octobre, une trentaine de concerts dans des lieux du patrimoine francilien. Sa programmation variée, articulée autour d'une thématique forte, présente des musiques classiques, du baroque à la création contemporaine, des musiques du monde et des musiques électroniques, avec bien souvent des passerelles entre ces répertoires.
 
Intitulé cette année « Diasporas. Musiques en partance », le festival vous propose de découvrir les trésors musicaux uniques des hommes ou des peuples en partance, à la recherche d’une terre plus accueillante. Au coeur de leurs errances, bien des sons ont accompagné leur marche, ceux des chants mille fois répétés et transmis, ceux des instruments parfois dissimulés au fond des bagages…
 
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CHOEUR D'ARMENIE
Pièces extraites de La Divine Liturgie de Komitas et autres chants sacrés
Dimanche 16 Septembre, 16H30, Eglise Notre-Dame, Taverny (95)

Armenian Voices
Choeur d’hommes
Solistes du Hover Chamber Choir, dir. Sona Hovhanisyan

En 1935, s’éteint à Villejuif, près de Paris, celui qui est considéré comme le fondateur de la musique nationale arménienne : Komitas.
Son parcours le mène de l’Anatolie de sa naissance à l’Arménie où, des années durant, il collecte et sauve de l’oubli près de trois mille chants issus de l’âme populaire, et les adapte au chant choral. Peu après son installation à Constantinople, les événements de 1915 conduisent à son arrestation. Torturé, au point d’en perdre la raison, déporté, le prêtre musicien est contraint à l’exil et accueilli en France grâce à l’appui d’un certain nombre d’intellectuels.
Dans leur interprétation de La Divine Liturgie (Badarak, en arménien), le chef d’oeuvre de Komitas, les voix d’hommes de l’ensemble Armenian Voices nous plongent dans un répertoire sacré tout à fait unique. La composition de cette oeuvre, jouée aujourd’hui encore lors des liturgies, commence vers 1890 et ne sera pas totalement achevée en raison de la première guerre mondiale. Si les mélodies principales ont été recueillies auprès de doyens de congrégations ou de prêtres, les compositions de Komitas leur apportent une force et une polyphonie tout à fait extraordinaires.
Ce joyau de la musique religieuse arménienne nous révèle par son long héritage des pans entiers d’une mémoire qui a traversé les siècles, celle d’un peuple dispersé auquel Komitas a su redonner une seule et même voix.

Festival d'Ile de France à TavernyTélécharger le dossier de presse en cliquant ici


L’AFFICHE ROUGE
CONCERT-LECTURE

Diasporas en résistance : à travers une pluralité de sources (lettres, extraits de presse…),
retour sur l’histoire du réseau Manouchian et des FTP – MOI

 

Dimanche 16 Septembre, 16h, Fort du Trou d’Enfer, Forêt domaniale de Marly (78)

Vendredi 5 octobre, 20h45, Le Comptoir, Fontenay-sous-Bois (94)

 

Création avec :
Sylvain Kassap, clarinette
Jérôme Imard, lecture

Texte adapté par Eudes Labrusse

Février 1944 : les murs de Paris et des villes de France se couvrent de grandes affiches rouges sur lesquelles dix visages se dessinent. Ils font partie des vingt-trois “terroristes” qui seront exécutés au Mont Valérien, tous membres du réseau de résistance Francs-Tireurs et Partisans – Main-d’OEuvre Immigrée (FTP-MOI).
Le chef de ce groupe s’appelle Missak (Michel) Manouchian, né en Arménie trente-six ans plus tôt, arrivé en France en 1924. La plupart des membres du réseau était comme lui, étrangers : espagnols rescapés des persécutions franquistes, italiens résistants au fascisme, juifs d’Europe de l’Est surtout, ayant échappé à la rafle du Vel’d’Hiv. A qui voulait entendre que “l’Armée de libération était l’armée du crime composée des bandits étrangers et des Juifs à la solde de l’étranger”, ces hommes et femmes répondaient par l’amour de la
liberté et le courage de l’engagement.
La clarinette de Sylvain Kassap, passé maître dans l’art de l’improvisation, accompagne ces destins de son
chant intérieur. Elle participe à cet hommage sensible qui, grâce à une mosaïque de sources, rappelle de
façon impressionniste le sort aussi tragique qu’héroïque de ces jeunes résistants de la première heure.

 

 

Festival d'Ile de France à Fontenay

Festival d'Ile de France à Fontenay

 

 

 

FESTIVAL D’ILE DE FRANCE
Informations & réservations
01 58 71 01 01

www.festival-idf.fr

 

 

 

 



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