1 Nouvel Hay Magazine

11 novembre au Père Lachaise

Eric Pliez
Maire du 20e arrondissement

Le comité Mémoire vive, Mémoire commune

vous invitent à assister à la

Journée nationale de la commémoration de la victoire de la Paix

Samedi 11 Novembre 2023

à 13h au Monument aux Morts de la Mairie du 20e arrondissement
à 14h au Cimetière du Père Lachaise- entrée par la rue des Rondeaux

Les cérémonies seront précédées par une veillée vendredi 10 novembre de 18h à 19h au

monument aux Morts de la mairie du 20e

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Monument situé en premier rang, le long de l'Avenue des Combattants étrangers morts pour la France.
Accès le plus pratique : Porte Gambetta du cimetière, métro Gambetta.

 

 

 


 

 

Première page du New York Times le .

Le , à 2 h 15 du matin, Erzberger emmène une dernière fois la délégation allemande dans le wagon français. Pendant près de 3 h, les Allemands négocient en essayant d'obtenir des atténuations sur chacun des 34 articles que compose le texte. Entre 5 h 12 et 5 h 20 du matin, l'armistice est signé avec une application sur le front fixée à 11 h du matin2, et ce pour une durée de 36 jours qui sera renouvelée trois fois (prolongation d'un mois dans le même wagon à Trèves le  puis reconduction le  et le  pour une durée illimitée)3,17.

Dans les capitales européennes, c'est le soulagement. À Paris, un million de personnes descendent dans la rue pour célébrer l'armistice. Malgré la défaite, celui-ci est également fêté à Berlin par la population allemande, pour qui il signifie la fin des souffrances15. Dans ses mémoires, Erzberger écrit : « Toutes les gares étaient pleines de monde parce qu'on avait su que nous retournions en Allemagne. L'animation et la joie régnaient partout14. »

Le soir du Georges Clemenceau confie avec lucidité au général Mordacq : « Nous avons gagné la guerre et non sans peine. Maintenant il va falloir gagner la paix, et ce sera peut-être encore plus difficile18. »

Le lendemain de l'armistice, après avoir félicité les négociateurs, le maréchal von Hindenburg fait proclamer un dernier message à l'armée allemande dans lequel il évoque déjà à demi-mot la thèse du « coup de poignard » dans le dos qui aurait été porté à l'armée par les civils10.

Au vu du déni de défaite en Allemagne qui devait alimenter la contestation nationaliste de la République de Weimar, un courant historiographique français, représenté en particulier par Guy Pédroncini19, relayant la position du général Pétain, devait considérer que l'armistice du 11 novembre avait été prématuré20.

À la suite de cet armistice est signé le traité de Versailles, le . Ce traité, dont les clauses furent très critiquées en Allemagne, sera une des causes de la Seconde Guerre mondiale.

Tableau représentant la signature de l’armistice de 1918 dans le wagon-salon du maréchal Foch. De droite à gauche, le général Weyganda, le maréchal Foch (debout) et les amiraux britanniques Wemyss et Hope (en) (assis), le ministre d’État allemand Erzberger (en manteau sombre, de dos), le capitaine de la Royal Navy Marriott (en) (debout en arrière-plan), le Generalmajor Winterfeldt de la Deutsches Heer (avec le casque à pointe), le comte Oberndorff des Affaires étrangères (en manteau clair un chapeau à la main) et le Kapitän zur See Vanselow de la Kaiserliche Marine (tête nue en arrière-plan).

Le choix du lieu

L'état-major souhaite un lieu isolé des regards capable d'accueillir deux trains : un pour les Alliés et l'autre pour les Allemands. L'ancien épi de tir désaffecté du Francport est redécouvert par hasard. Il convient parfaitement. Il est proche de la gare de Rethondes21, ce qui permet de ravitailler en eau les machines qui sont en permanence maintenues en chauffe, et il est assez éloigné pour permettre des discussions loin des regards. Les journalistes sont tenus volontairement à l'écart. Un chemin en caillebotis est installé entre les deux trains pour permettre les déplacements des plénipotentiaires. L'Armistice est signé dans le wagon-restaurant du train français. Ce dernier est ensuite transformé en musée. L'armistice du , cette fois-ci demandé par la France à l'Allemagne après la bataille de France, fut signé par la volonté d'Hitler dans cette même voiture historique placée exactement au même endroit qu'en 1918, selon le désir d'Hitler, montrant ainsi son esprit de revanche envers la France, qui, selon lui, avait humilié l'Allemagne à la fin de la Première Guerre mondiale. Hitler se venge ainsi du diktat de Versailles. En 1940, le Führer le fait emmener à Berlin où il est évacué dans une ville voisine (Ohrdruf) lors de l'avancée des armées alliées. Il sera détruit par accident sur une voie de garage dans la gare de Crawinkel. Une reconstitution a été réalisée dans un wagon identique (le VR 2439) et est aujourd’hui présentée en forêt de Compiègne22.

Participants

Alliés

Les militaires

Le secrétariat du maréchal Foch[modifier | modifier le code]

Allemands

Du côté allemand, le représentant plénipotentiaire est civil, assisté de conseillers militaires :