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La communauté arménienne d’Ukraine en proie au désarroi alors que l’offensive russe se poursuit

Nombre d’Arméniens d’Ukraine, comme nombre de civils ukrainiens frappés de plein fouet par l’offensive lancée par l’armée russe contre l’ensemble du pays le 24 février, cherchent à fuir, mais leur désarroi est d’autant plus grand qu’ils ne savent pour beaucoup, quelle route prendre et pour quelle destination, la voie des airs étant impraticable puisque l’armée russe a pris le contrôle de l’espace aérien ukrainien dès le premier jour de la guerre. Norik Grigorian, le dirigeant de la branche de Kiev de l’Union des Arméniens d’Ukraine, a confirmé que quitter le pays devenait chaque jour plus difficile et dangereux, même si les autorités russes, qui étaient en pourparlers lundi 28 février avec les autorités ukrainiennes en Biélorussie, non loin de la frontière avec l’Ukraine, affirment qu’elles laissent toute latitude aux populations civiles pour qu’elles quittent les zones de combats. Il n’a pas été en mesure de fournir, non plus d’ailleurs que le ministère arménien des affaires étrangères, qui n’avait pas donné de consignes d’évacuation au premier jour de la guerre, des données chiffrées sur le nombre d’ Arméniens qui ont pu se réfugier dans les pays voisins ou en Arménie. Le ministère arménien avait annoncé samedi que les ressortissants arméniens n’avaient pas besoin de visas Schengen pour entrer dans les pays de l’Union européenne voisins de l’Ukraine : la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie et la Roumanie. Il avait aussi fait savoir que l’Arménie était prête à accueillir tous les réfugiés et étudiait actuellement d’“autres options pour leur évacuation”. “Nous conseillons à chacun d’eux de rester jusqu’à ce que les choses se stabilisent car désormais, il est plus difficile de circuler que de rester”, a indiqué Grigorian, cité par le Service arménien de Kiev en précisant : “Dans le même temps, nous essayons d’ escorter ceux d’entre eux qui ont décidé de partir”. “Sur le chemin des villes [d’Ukraine occidentale] de Vinnitsa, Khmelnitsky et Ternopol, nous leur fournissons les moyens de se loger pour une nuit, de telle sorte qu’ils pourrons se diriger vers la frontière dans la matinée, après le couvre-feu [qui était instauré à Kiev jusqu’à lundi]”, a-t-il ajouté. On estime de 100 000 à 400 000 le nombre d’Arméniens résidant en Ukraine avant l’invasion russe. Une moitié seulement d’entre eux serait détentrice de passeports ukrainiens. Certains de ces Arméniens résident dans les régions séparatistes russophones de Donetsk et de Lugansk, où le régime soutenu par la Russie, qui a fourni depuis des années des passeports russes à la population locale, a conforté son pouvoir, alors que les forces russes, aidant les milices locales, lancent une offensive massive sur l’ensemble de la province orientale du Donbass – dont avaient fait sécession les deux « républiques populaires-, qu’elles seraient sur le point de contrôler. Selon le père Narek, un prêtre arménien qui officie dans la région, quelque 100 familles arméniennes locales ont fui vers la Russie voisine depuis le début de la guerre. “Les hommes sont revenus car il est formellement interdit aux hommes en âge de combattre de quitter la région [en raison de la mobilisation générale]… Mais les gens préfèrent rester chez eux. Ils courent se réfugier dans les abris quand les sirènes se mettent à hurler » a indiqué par téléphone ce représentant de l’Eglise arménienne locale, laissant ainsi entendre l’adhésion de la population arménienne locale aux régimes séparatistes russophones de ces deux provinces, dont Poutine a reconnu l’indépendance le 22 février, et qui combattent en première ligne ux côtés des forces russes. Le témoignage de cet homme d’Eglise est d’autant plus intéressant que l’attitude et la position du clergé dans cette guerre, ainsi que les lieux de culte, sont curieusement absents de la couverture médiatique, occidentale en tout cas, dans un pays dont la population a renoué avec son Eglise et ses traditions religieuses et se dit profondément orthodoxe, à l’exception de Lviv (Lvov) et de l’extrême ouest du pays qui a été des siècles durant sous influence polonaise, où la minorité uniate, des catholiques ukrainiens rattachés à Rome, cultive sa spécificité religieuse avec d’autant plus de foi qu’elle a été réprimée pendant l’époque soviétique. Quant à l’Eglise orthodoxe, elle était partagée entre l’Eglise officielle, dont le diocèse dépendait du patriarcat orthodoxe de Moscou, et une Eglise nationale de Kiev qui était minoritaire jusqu’à ce qu’en 2018, par décision du Saint Synode orthodoxe, elle prenne le dessus sur l’Eglise de Kiev et lui confisque son diocèse, dénonçant, au grand dam du Kremin, la primauté du patriarche de Moscou. Ce dernier n’a pas manqué de désigner comme les « forces du mal » les Ukrainiens s’opposant aux Russes, mais l’Eglise orthodoxe ukrainienne a été quant à elle plutôt discrète, pour ne pas réveiller peut-être des querelles de clocher qui pourraient avoir des conséquences imprévisibles parmi ses fidèles, dont une partie reste attachée, peut-être à l’Eglise de Moscou, qui ne manque pas une occasion de rappeler que Kiev en fut le berceau, en 988. Si le prêtre arménien des régions russophones a évoqué à demi-mots les liens entre Russes et Arméniens, le sujet est bien sûr éludé à Kiev dans un contexte d’invasion, par l’Union des Arméniens d’Ukraine. Mais si l’on peut envisager qu’une partie des Arméniens d’Ukraine, du moins ceux qui en ont la nationalité, serait prête à défendre l’indépendance du pays aux côtés des Ukrainiens, les Arméniens sont les rares civils d’Ukraine qui pourraient trouver une porte de sortie en Russie, pays allié et partenaire de l’Arménie. Encore faut-il qu’ils trouvent le moyen et le chemin pour se rendre en Russie, où ils ne pourraient espérer de toute manière un séjour à moyen terme, en raison de la crise économique et financière grave qui menace le pays du fait des sanctions occidentales.

par Garo Ulubeyan le mardi 1er mars 2022

 

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2.Nouvelles d’Arménie Magazine

1 mars 2022

La Turquie interdit le Bosphore et les Dardanelles à tous les bâtiments militaires

La Turquie a interdit le passage du Bosphore et du détroit des Dardanelles à tous les bâtiments de guerre, qu’ils soient de pays « riverains ou non de la mer Noire », a annoncé lundi soir le ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu.
« Nous avons prévenu les pays riverains, ou pas, de ne pas faire passer de navires de guerre par la mer Noire. (…) Nous appliquons à la lettre les dispositions de la Convention de Montreux », qui confie depuis 1936 à Ankara la gestion de ces deux voies maritimes, a indiqué le ministre.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait précisé juste auparavant la position de la Turquie, membre de l’Otan : « N’abandonner ni la Russie ni l’Ukraine », et ne pas « céder non plus sur les intérêts nationaux » de la Turquie.
« Nous avons décidé d’utiliser la Convention de Montreux de manière à empêcher l’escalade de la crise », avait justifié le chef de l’Etat turc à l’issue de la réunion de son cabinet.
Kiev a demandé à Ankara au premier jour du conflit que la Turquie, son alliée, empêche le passage des bâtiments russes – ce qu’elle s’est refusée à faire.
Le traité de Montreux garantit la libre circulation sur ces deux voies, mais accorde à la Turquie (article 19) le droit de bloquer les navires de guerre dans le détroit en temps de conflit, sauf s’ils doivent regagner leurs bases et sauf si elle se sent menacée.
Ce texte s’applique non seulement aux bélligérants mais à tous, a prévenu lundi soir le ministre.
« La Russie nous a demandé si on allait appliquer la Convention de Montreux en cas de besoin : on leur a dit qu’on l’appliquerait mot pour mot », a-t-il encore ajouté.
Anakara avait d’abord temporisé en expliquant que ses « experts » étudiaient « s’il y a un état de guerre du point de vue légal » qui l’autorise à faire valoir ses prérogatives selon la Convention de Montreux.
La réponse étant positive, M. Cavusoglu a annoncé dimanche soir le respect strict et entier du traité.
La Turquie navigue sur une voie étroite entre l’Ukraine, son alliée, à laquelle elle a vendu des drones de combats utilisés contre les chars russes, et la Russie dont elle dépend pour ses approvisionnements en gaz et en céréales notamment.
Le chef de l’Etat turc a cependant répété lundi qu’il considère « l’attaque de la Russie sur le territoire ukrainien comme inacceptable » et « salué la lutte du gouvernement et du peuple ukrainiens ».
Dans ce contexte, a-t-il ajouté sans toutefois citer la Russie, « le fait que les pays qui sont à l’origine du problème siègent dans les instances d’arbitrage aux Nations unies rend les choses inextricables ».
La Russie présidait en février le Conseil de sécurité de l’ONU, dont elle est un des cinq membres permanents avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France et la Chine. Cette dernière s’est abstenue la semaine dernière, refusant de voter la résolution dénonçant l’offensive de Moscou en Ukraine.

Ankara, 28 fév 2022 (AFP) –

par Ara Toranian le mardi 1er mars 2022

 

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3.Nouvelles d’Arménie Magazine

1 mars 2022

La guerre en Ukraine et nous, par Ara Toranian – Nouvelles d'Arménie en Ligne (armenews.com)

La guerre en Ukraine et nous, par Ara Toranian

Nouvel épisode du sempiternel « deux poids deux mesures » : l’armenosphère s’indigne du contraste saisissant entre l’implication diplomatique, financière et même militaire de l’Occident en faveur de l’Ukraine agressée, et le silence qui a prévalu lors de l’offensive turco-azerbaïdjanaise contre la République du Haut-Karabakh et l’Arménie, elles aussi agressées. Cette réaction reprise en boucle sur les réseaux sociaux constitue-t-elle un soutien à l’opération militaire russe contre l’Ukraine ? Ce serait aller très vite en besogne que de l’affirmer. Même si les régimes de Ziélinski, comme d’ailleurs celui de son prédécesseur Porochenko, n’ont rien fait pour inspirer la sympathie des Arméniens, c’est le moins que l’on puisse dire.

N’ont-ils pas toujours défendu les positions du tandem Erdogan-Aliev contre celles d’Erevan, notamment vis-à-vis du Karabakh, appliquant en cela une Realpolitik cynique ayant bien peu à voir avec leurs aspirations démocratiques revendiquées ? Des aspirations qui ont d’ailleurs atteint leurs limites, lorsqu’il s’agissait d’enlever et d’exfiltrer vers Istanbul plusieurs opposants à Erdogan en 2018, puis le Kurde Isa Ozer en 2020, accusé par le despote turc d’appartenir au PKK. Comme toujours dans ce cas de figure, cette proximité de Kiev avec Ankara a eu son équivalent avec l’Azerbaïdjan qui a trouvé dans l’Ukraine l’un de ses principaux partenaires militaires. Sans pouvoir affirmer preuve à l’appui dans ces lignes que les bombes au phosphore blanc utilisées par l’Azerbaïdjan durant la guerre des 44 jours ont un lien avec celles qui auraient été utilisées par Kiev contre les séparatistes du Donbass en 2014 – ce que l’Ukraine dément-, force néanmoins est de constater le haut niveau de coopération entre les deux pays, que ce soit sur le plan militaire, politique, diplomatique et économique.

Ainsi va la géopolitique : une alliance objective s’est nouée entre Kiev et Ankara, sur la base de leurs intérêts communs face Moscou, même si la Turquie, orfèvre en matière de double langage a parallèlement joué la partition d’un rapprochement avec Poutine ces dernières années, au grand dam de l’OTAN, dont elle est censée constituer une pièce maîtresse. Une fois encore, Erdogan a fait montre de sa capacité à initier des alliances de revers dans le cadre d’une duplicité assumée. But de cette danse du ventre : favoriser une montée des enchères à son profit, tout en faisant miroiter une disposition à se donner au plus offrant…

Par quel calcul cynique les « démocrates » ukrainiens, en recherche de soutien dans leurs aspirations à s’éloigner des modèles totalitaires soviétiques et post-soviétique, se sont-ils rapprochés d’Etats dont le fonctionnement n’a rien à envier à ceux qu’ils entendaient fuir ? La manœuvre a eu en tout cas pour conséquence d’inscrire l’Ukraine en faux par rapport à ses voisins démocrates d’Arménie, animés par une même soif de liberté. Triste monde, où le jeu des alliances et des besoins stratégiques fait fi du partage des valeurs, voire même des affinités électives, ce qui constitue, entre parenthèses, un nouvel accroc au concept de « choc de civilisations »… Car ce sont bien en l’occurrence des orthodoxes russes et ukrainiens qui s’affrontent, pour le plus grand bonheur de l’Etat turc qui en profite pour revaloriser son rôle dans la région, vendre ses drones à l’une des parties afin de payer sans doute les missiles S400 achetés à l’autre, tout en se posant en intermédiaire ou en faiseur de paix. Machiavel, quand tu nous tiens !

Une vérité s’impose toutefois à la lumière de cette guerre : la violence de la réaction russe aux velléités pro-occidentales ukrainiennes accrédite la thèse selon laquelle l’agression des forces du panturquisme contre l’Arménie démocratisée aurait bénéficié du feu vert préalable de Moscou, même s’il fut limité et conditionné eu égard à l’importance géostratégique de cet allié captif de la Russie. La séquence actuelle confirme en effet la détermination de Poutine à se montrer impitoyable envers ceux qui tenteraient d’échapper à son orbite. Quoiqu’il en coûte. La « punition » plus ou moins graduée pouvant être infligée soit directement comme avec la Géorgie en 2008 et l’Ukraine en 2014, soit par procuration, comme cela a été le cas avec l’instrumentalisation de la Turquie et l’Azerbaïdjan, en s’appuyant sur les contradictions historiques. Une convergence d’intérêts opportunistes d’autant plus payante pour ses protagonistes qu’elle favorise de surcroît la constitution d’un pôle oriental autoritaire, en phase avec les idéologies actuellement en vogue au Kremlin comme à Ankara et à Bakou.

Dérivant sur la pente du déclin, ni l’Europe ni les Etats-Unis n’ont voulu saisir la main que leur tendait implicitement l’Arménie depuis la révolution de velours. Arguant du prétexte de son impossible rupture stratégique avec la Russie, ils ne l’ont, d’une manière hélas prévisible, en rien soutenu, laissant en l’espèce Moscou, Ankara et Bakou décider de son destin. Et ce conformément au précédent de la Géorgie qui appela en vain Washington au secours, en 2008. L’expérience étant un peigne pour les chauves, cet exemple n’a pas servi de leçon à l’Arménie. Sa détresse, son isolement, mais aussi l’attraction des pompes aspirantes de sa diaspora l’ayant rendu particulièrement sensible aux légitimes appels à la liberté, dont l’effet a été potentialisé par les investissements massifs des ONG américaines dans le pays, depuis l’indépendance. Sous l’effet de son tropisme pro-européen qui l’a forgé durant les siècles où elle prospérait sur les rives de la méditerranée, l’Arménie a succombé aux charmes du softpower occidental. Du point de vue du Kremlin, elle a croqué la pomme. Mésestimant ainsi le coût de la tentation démocratique que Vladimir, Ilham et Reccep lui feront payer au prix fort, pendant que les sirènes occidentales- les mêmes qui font mine de se réveiller aujourd’hui pour l’Ukraine-, baissaient la voix et détournait ostensiblement les yeux.

Partant, faut-il être dupe du sursaut de vaillance dont font montre actuellement les pays de l’OTAN pour l’Ukraine ? Qu’il soit permis d’en douter.
Depuis 50 ans, dans ce camp, la tendance est à quelques exceptions près à l’impuissance et à la lâcheté. Une pente qui s’est accentuée ces trois dernières années avec les abandons à la chaîne d’Afrine, de Chouchi et de Kaboul. Ce qui n’a pas échappé à Poutine et consorts. Une conclusion s’impose dès lors : Le seul sauvetage que l’ont puisse attendre de la « communauté internationale » est celui des apparences. Courage fuyons, mais avec de l’allure !

Aussi fragile soit-il, ce semblant de solidarité, proclamé à grand coup d’effets d’annonce, profitera peut-être à la démocratie ukrainienne, durant un temps d’espoir. On le lui souhaite le plus pérenne possible, contrairement à ce qu’a vécu l’Arménie dont le printemps de 2018 a déjà fait place à l’hiver.
Bonne chance cependant aux Ukrainiens ! Nul n’a le droit d’attenter à la liberté de ce pays. Même s’il sera difficile de contrôler les irrépressibles sentiments qui ne manqueront pas de naître à chaque fois que ses redoutables Bayraktars TB2 turcs qui ont tué tant d’Arméniens se feront pulvériser en vol par les missiles russes.
Ara Toranian

par Ara Toranian le mardi 1er mars 2022

 

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4.Nouvelles d’Arménie Magazine

1 mars 2022

Macron va parler avec les dirigeants du Japon, de l’Inde et de l’Azerbaidjan

Le président français Emmanuel Macron va poursuivre mardi ses échanges sur le conflit russo-ukrainien en s’entretenant avec les dirigeants du Japon, d’Azerbaïdjan, de Finlande, de Lituanie et de l’Inde, a annoncé la présidence française.
Après le Premier ministre japonais Fumio Kishida dans la matinée, le chef de l’Etat devait s’entretenir avec Ilham Aliev, le président de l’Azerbaïdjan,
’un des pays situés dans l’environnement de la Russie.
Il lui avait déjà parlé dimanche, essentiellement d’aide humanitaire.
Emmanuel Macron devait ensuite appeler le président finlandais Sauli Niinisto, également un pays proche de la Russie et officiellement non aligné bien que partenaire de l’Otan.
Le Parlement finlandais doit débattre mardi après-midi d’une pétition réclamant un référendum sur l’adhésion à l’Otan.
Puis le chef de l’Etat s’entretiendra, vers 12H30, avec Gitanas Nauseda, le président de la Lituanie, l’un des trois pays baltes voisins de la Russie.
Enfin, à 15H00, Emmanuel Macron parlera au Premier ministre indien Narendra Modi, dont le pays s’est abstenu lors d’un vote du Conseil de sécurité des Nations Unies d’une résolution déplorant dans « les termes les plus forts »
l’« agression contre l’Ukraine ».

Paris, 1 mars 2022 (AFP) 

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5.Nouvelles d’Arménie Magazine

1 mars 2022

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian s’est entretenu par téléphone (…) – Nouvelles d'Arménie en Ligne (armenews.com)

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian s’est entretenu par téléphone avec le président français Emmanuel Macron

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian s’est entretenu aujourd’hui par téléphone avec le Président de la République Française Emmanuel Macron, informe le bureau de presse du Premier ministre.
Emmanuel Macron et Nikol Pachinian ont discuté du Forum franco-arménien prévu à Paris, ainsi que de l’ordre du jour de leur prochaine rencontre.
L’entretien a été l’occasion de faire le point sur la situation autour du Haut-Karabagh, ainsi que sur les questions concernant la sécurité et la stabilité dans la région du Caucase du Sud.
Le Président de la République française et le Premier ministre arménien ont échangé leurs vus sur les processus en cours sur la scène internationale. Source Armenpress.

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6.Nouvelles d’Arménie Magazine

1 mars 2022

Rencontre du ministre des Affaires étrangères d’Arménie avec la Directrice (…) – Nouvelles d'Arménie en Ligne (armenews.com)

Rencontre du ministre des Affaires étrangères d’Arménie avec la Directrice générale de l’ONU à Genève

Le 28 février, en marge de la session du segment de haut niveau du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, le ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, a tenu une rencontre avec la directrice générale des Nations unies à Genève, Tatiana Valovaya.

Les parties ont salué la coopération efficace entre l’Arménie et l’Office des Nations Unies à Genève. Ararat Mirzoyan a évoqué les activités du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, soulignant l’engagement de l’Arménie, en tant qu’État membre, à protéger et à promouvoir les droits de l’homme, les libertés fondamentales, ainsi que le renforcement des valeurs démocratiques.

Le ministre Mirzoyan a évoqué les problèmes humanitaires causés par la guerre de 44 jours en Artsakh et les mesures prises pour les résoudre. Dans ce contexte, le ministre des Affaires étrangères a insisté sur la fourniture d’une aide internationale et sur les conditions nécessaires à la pleine réalisation des droits et libertés fondamentaux de la population du Haut-Karabakh.

Le ministre des Affaires étrangères a souligné la nécessité d’un accès sans entrave des organisations internationales spécialisées, y compris les agences pertinentes des Nations Unies, ainsi que la mise en œuvre de missions humanitaires. Source Armenpress.

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7.Nouvelles d’Arménie Magazine

28 février 2022

Les Arméniens, l’Ukraine, la Russie et l’Azerbaïdjan – Nouvelles d'Arménie en Ligne (armenews.com)

Les Arméniens, l’Ukraine, la Russie et l’Azerbaïdjan

Les Arméniens en Ukraine représentent une population totale de plus de 100 000 habitants (2002). Cependant, le pays accueille également un certain nombre de travailleurs invités arméniens qui n’ont pas encore été déterminés. La population arménienne en Ukraine a presque doublé depuis la dissolution de l’Union soviétique en 1989, en grande partie à cause de l’instabilité dans le Caucase. Aujourd’hui, l’Ukraine abrite la 5e plus grande communauté arménienne au monde.

Oblast de Donetsk, Oblast de Kharkiv, Oblast de Dnipropetrovsk, Crimée , Oblast d’Odessa , Oblast de Louhansk, Oblast de Zaporojié, Kiev

Les Arméniens sont apparus pour la première fois en Ukraine à l’époque de la ’Rus de Kiev’. Au cours du Xe siècle, des marchands, mercenaires et artisans arméniens individuels ont servi dans les cours de divers dirigeants ruthènes .. Une plus grande vague d’Arméniens s’est installée dans le sud-est de l’Ukraine après la chute de la capitale arménienne d’ Ani aux mains des Seldjoukides au XIe siècle. Ils sont arrivés principalement dans la péninsule de Crimée et ont établi des colonies à Kaffa ( Feodosiya ), Sudak et Solcati ( Staryi Krym). Leur nombre a été encore renforcé tout au long du XIIe au XVe siècle par les Arméniens fuyant une invasion mongole. Cela a donné à la péninsule le nom d’Armenia Maritima dans les chroniques médiévales. De plus petites communautés arméniennes ont été établies dans le centre de l’Ukraine, y compris Kiev , et les régions occidentales de Podolie et Halychyna , se concentrant autour de Lviv qui en 1267 est devenue le centre d’une éparchie arménienne.

À la fin du XIIIe siècle, lorsque des membres de la diaspora arménienne se sont déplacés de la péninsule de Crimée vers la frontière polono – ukrainienne, ils ont amené avec eux l’arméno-kiptchak , une langue turque . L’Armeno-Kipchak du peuple Kipchak était encore courant aux XVIe et XVIIe siècles parmi les communautés arméniennes installées dans la région de Lviv et Kamianets-Podilskyi de l’actuelle Ukraine.

Après la chute de la Crimée aux mains des Turcs ottomans en 1475, de nombreux Arméniens de Crimée se sont déplacés plus au nord-ouest vers les communautés arméniennes déjà florissantes qui se sont progressivement intégrées à la population polonaise locale tout en conservant leur identité distincte à travers l’ Église catholique arménienne . Au 18e siècle la Crimée tomba sous l’influence de l’ Empire russe , qui encouragea les Arméniens de Crimée à s’installer en Russie et un grand nombre d’entre eux vinrent dans la ville de Rostov sur le Don en 1778, vingt ans plus tard la Russie ayant conquis la péninsule appelée à la coloniser et de nombreux Arméniens sont arrivés de Turquie, établissant de nouvelles colonies arméniennes. Pendant la Seconde Guerre mondialeen 1944, les Arméniens ont été déportés en masse avec les Grecs, les Bulgares et les Tatars en tant qu ’« élément antisoviétique » et n’ont été autorisés à revenir que dans les années 1960. Pendant la domination soviétique, les Arméniens se sont réunis avec des personnes d’autres nations sous domination soviétique en Ukraine pour travailler dans l’industrie lourde située dans les parties orientales du pays.

Aujourd’hui, l’oblast de Donetsk abrite le plus grand nombre d’Arméniens d’Ukraine ( 16 000, 0,33 % de la population). Des communautés arméniennes peuvent également être trouvées à Dnipro , Kharkiv , Kherson , Kiev , Luhansk , Mykolaïv , Zaporojié et Odessa où le regretté artiste ukrainien-arménien Sarkis Ordyan a passé la majeure partie de sa vie. La ville de Lviv est une « capitale spirituelle » des Arméniens en Ukraine servant de siège éparchial pour les églises catholiques et apostoliques, sous laquelle l’Ukraine en tant qu’éparchie unique est divisée entre les deux. Hélas l’archéparchie catholique arménienne de Lviv n’est pas occupée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et l’Église apostolique arménienne est prédominante.

Les Arméniens continuent d’avoir une présence historique en Crimée, qui reste sous contrôle russe depuis l’ intervention militaire russe de 2014 en Ukraine . Les 9 000 Arméniens représentent 0,43 % de la population de la région et sont nombreux dans les grands centres urbains comme Sébastopol où ils représentent 0,3 % de la population de la ville. Hovhannes Aivazovsky , le peintre arménien de renommée mondiale a vécu et travaillé toute sa vie dans la ville de Crimée de Feodosiya.

De nombreux Arméniens vivant en Ukraine ont été russifiés, environ la moitié parlant l’arménien comme langue maternelle, mais plus de 43% parlant le russe et seulement 6% l’ukrainien.

Les Arméniens se demandent pourquoi la Russie a reconnu Donetsk et Louhansk comme indépendants, alors que dans le cas du Karabakh, ils ont rejoint l’opinion internationale concernant l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan.

Les relations d’Erevan avec la Russie, l’OTAN et l’UE la placent dans une situation difficile, a expliqué Tigran Grigoryan, ancien membre du Conseil de sécurité arménien . Erevan n’a pas encore répondu à la reconnaissance par la Russie, le 21 février, des républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Louhansk en tant qu’États indépendants.

Pour l’instant, Erevan semble adopter une approche attentiste face à la crise en Ukraine.

Iskandaryan a déclaré que les autorités arméniennes ne se précipiteraient pas pour prendre position, ajoutant : « Il y aura une réponse officielle, elle sera calme, retenue et mesurée. »

Pour rappel, il est à noter que le président Volodymyr Zelensky a soutenu l’agression de l’Azerbaïdjan sur l’Artsakh en fournissant à Aliev des bombes au phosphore.

 

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8.Nouvelles d’Arménie Magazine

28 février 2022

Les chasseurs de la base aérienne russe en Arménie ont effectué des (…) – Nouvelles d'Arménie en Ligne (armenews.com)

Les chasseurs de la base aérienne russe en Arménie ont effectué des exercices

Les pilotes de la base aérienne du district militaire sud russe (RF) situé en Arménie ont effectué des vols d’entraînement avec des chasseurs MiG-29 et Su-30SM. 

L’information sur ces exercices militaires des forces armées aériennes russes est rapportée par le service de presse de la base russe en Arménie. Les équipages ont développé des tâches de formation en binôme avec des éléments de pilotages complexes. De plus, des exercices ont été effectués dans des conditions d’atterrissage sur une piste limitée pour les cas d’effondrement partiel de la piste après des frappes aériennes par un ennemi conventionnel.
Les pilotes ont effectué les tâches dans des conditions météorologiques difficiles de jour comme de nuit – fortes précipitations ou du vent.

Krikor Amirzayan

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10.Nouvelles d’Arménie Magazine

28 février 2022

Arayik Harutyunyan, le président de l’Artsakh a rendu hommage à la mémoire des victimes arméniennes du massacre de Sumgaït

Aujourd’hui 28 février, à l’occasion du 34e anniversaire du massacre commis par les Azéris sur les Arméniens à Sumgaït, le président de la République de l’Artsakh, Arayik Harutyunyan s’est rendu au mémorial Stepanakert pour déposer des fleurs en mémoire des victimes innocentes de la barbarie azérie.
Le président Arayik Harutyunyan était accompagné du président de l’Assemblé nationale de la République de l’Artsakh, Artur Tovmasyan, de hauts dirigeants de l’État et de l’armée, ainsi que des personnalités publiques et politiques. Les crimes anti-Arméniens de Soumgaït commis en février 1988 et qui firent des centaines de morts parmi les citoyens Arméniens de la ville azérie, restent à ce jour impunis.

Krikor Amirzayan

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11.Nouvelles d’Arménie Magazine

28 février 2022

En 2021 l’Artsakh a enregistré 1 541 naissances – Nouvelles d'Arménie en Ligne (armenews.com)

En 2021 l’Artsakh a enregistré 1 541 naissances

En 2021 la République de l’Artsakh a enregistré 1 541 naissances dont 779 garçons et 762 filles. Information à Stepanakert du ministère de la Santé de l’Artsakh. Ce dernier a affirmé que 1 463 enfants sont nés en Artsakh dans des institutions médicales et 78 enfants de parents originaires de l’Artsakh sont nés en Arménie. Parmi ces naissances on compte 22 jumeaux et 3 enfants (3 garçons) sont nés par fécondation in vitro.

Krikor Amirzayan

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12.Nouvelles d’Arménie Magazine

1 mars 2022

La communauté arménienne prise dans le conflit – Nouvelles d'Arménie en Ligne (armenews.com)

La communauté arménienne prise dans le conflit

 

Les premiers Arméniens se seraient installés en Ukraine au début du Moyen-Âge. De nombreuses sources historiques attestent de la présence de sur ces communautés établies dans la région que l’on appelle alors « la Russ de Kiev ». Leur nombre croît surtout à partir de la seconde moitié du XIe siècle du fait des invasions des Turcs-seldjoukides en Arménie.

Cette ancienne communauté existe avec des périodes de prospérité et de déclin jusqu’à l’avènement du pouvoir soviétique. Entre 1920 et 1930, toutes les structures communautaires sont mise à bas par les occupants qui détruisent plusieurs églises, ferment les écoles et toutes les institutions arméniennes. Accusé d’espionnage au profit des « puissances capitalistes » le dernier primat, l’évêque Srabion Samouélian, est arrêté et emprisonné. Durant la période soviétique, la communauté reste privée de tout moyen de vivre sa culture d’origine. Elle connait une certaine forme de renaissance à partir de 1989 avec l’arrivée de nombreux survivants du séisme de Gumri-Spidag et après l’effondrement de l’URSS. Denombreuses organisations cultuelles, culturelles et caritatives naissent alors à travers toute l’Ukraine.

 

 

Il existe aujourd’hui une trentaine d’églises dans le pays, de nombreux monuments historiques et culturels, sans oublier ceux qui se trouvent dans la Crimée annexée par la Russie. Ce très riche patrimoine historique s’est récemment enrichi de nouvelles églises à Dniepr, Kharkiv et Kiev où une vaste cathédrale est encore en cours de construction. Le primat actuel du diocèse est l’évêque Margos Hovhannessian.

 

 

En 2001, a été créée l’Union des Arméniens d’Ukraine, une grande structure communautaire possédant des sections régionales à travers tout le pays. La communauté compte à ce jour plus de 50 associations, 20 organisations de jeunesse, environ 45 écoles dominicales, collèges et écoles maternelles arméniennes. Les magazines « Nouvelles armeniennes », « Nour », « Le temps armenien » et « Aragats » y sont publiés. Des informations quotidiennes sur l’Arménie, la diaspora, la communauté arménienne d’Ukrainienne sont régulièrement publiées sur le site « Analytica ».

 

 

Selon des données non officielles et très variables, jusqu’à 500 000 Arméniens vivraient actuellement en Ukraine.

Sahag Sukiasyan

 

 

 

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13.Le Courrier d’Erevan

28 février 2022

Pogroms de Soumgaït : un crime sans châtiment (courrier.am)

Pogroms de Soumgaït : un crime sans châtiment

Il y a 34 ans, du 27 au 29 février 1988, un acte de génocide a été commis contre les résidents arméniens de Soumgaït, en République soviétique socialiste d'Azerbaïdjan. Avec le soutien délibéré et planifié des autorités azerbaïdjanaises et avec la connivence des dirigeants de l'URSS, des pogroms et des meurtres massifs d'Arméniens ont été commis, des crimes contre l'humanité qui ont choqué la communauté mondiale par leur sauvagerie et leur cruauté. 

La communauté mondiale n'a pas encore procédé à une évaluation politique et juridique correcte de ce crime commis par les autorités azerbaïdjanaises et n'a donc pas réussi à se protéger contre la répétition d'un génocide dans d'autres régions du monde.  Le massacre de Soumgaït, à des centaines de kilomètres du Haut-Karabakh, était une réaction à la volonté du peuple du Haut-Karabakh de se réunir avec l'Arménie, dont il faisait partie intégrante depuis des milliers d'années avant la période soviétique, ainsi que l'incarnation de la politique systématique de haine des Arméniens menée par les dirigeants de la République d'Azerbaïdjan.

Les massacres d'Arméniens dans la région « internationale » de Soumgaït avaient pour but de bloquer une éventuelle solution du problème par le centre allié et d'intimider les Arméniens du Haut-Karabakh avec la perspective de nouveaux massacres – pour les forcer à renoncer à leur droit naturel à la liberté et à une vie décente. Des dizaines d'innocents ont été assassinés avec une cruauté sadique en raison de leur origine.

Les pogromistes connaissaient clairement leurs objectifs, les listes des résidents arméniens de la ville et leurs adresses ayant été compilées à l'avance. Par groupes de 50 à 80 personnes, ils s'introduisaient dans les appartements et tuaient les gens non seulement chez eux, mais le plus souvent ils les emmenaient dans la rue ou dans les cours pour se moquer d'eux en public. Après d'atroces tortures, les victimes étaient aspergées d'essence et brûlées vives.  Les autorités azerbaïdjanaises de Soumgaït ont commis un crime contre l'humanité, dont les victimes étaient 36 Arméniens assassinés (ce nombre est documenté, mais en fait il y en avait plus), y compris des femmes enceintes, des enfants et des personnes âgées. Des centaines de personnes ont été blessées, beaucoup sont restées estropiées et des dizaines de milliers sont devenues des réfugiés.

Rappelons que le réalisateur Andreï Konchalovsky, dans son film « Heydar Aliyev. Le fardeau du pouvoir » indique que « plus de 100 Arméniens ont été tués en une seule nuit à Soumgaït ». 

Malheureusement, à ce jour, le génocide organisé à Soumgaït du 27 au 29 février 1988 n'a pas fait l'objet d'une évaluation politique et juridique adéquate au niveau de l'État. Les procès de Soumgaït ont été délibérément fragmentés en procédures distinctes et classés comme des meurtres perpetrés par des hooligans. Sur les quelques milliers d'émeutiers de Soumgaït, seuls quelques-uns ont été traduits en justice. Sont également impunis les fonctionnaires de la ville et les forces de l'ordre dont l'inaction criminelle, ou plutôt les encouragements manifestes, ont contribué au génocide des résidents arméniens de Soumgaït.

 

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14.Le Courrier d’Erevan

28 février 2022

L'Arménie est prête à accueillir ses compatriotes venant d'Ukraine et d'autres réfugiés – MAE (courrier.am)

L'Arménie est prête à accueillir ses compatriotes venant d'Ukraine et d'autres réfugiés – MAE

L'Arménie est prête à accueillir des compatriotes d'Ukraine, leurs familles et d'autres réfugiés, a déclaré le ministère des Affaires étrangères de la république.

Selon le ministère, les citoyens arméniens qui ont l'intention de rentrer dans leur pays par les frontières avec la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie et la Moldavie en raison des événements en Ukraine n'auront pas besoin d'un visa préalablement obtenu pour ces pays. « D'autres options possibles pour leur évacuation d'Ukraine sont également envisagées. Dans le même temps, nous informons que la République d'Arménie est prête à accueillir nos compatriotes et les membres de leurs familles, ainsi que d'autres réfugiés », indique le communiqué.

Le ministère des Affaires étrangères a rappelé que l'ambassade d'Arménie à Kiev, le consulat général à Odessa et le consulat général à Rostov-sur-le-Don poursuivent pleinement leurs activités.

Ambassade d’Arménie à Kiev

Tél :     +380442349005

            +380671090506

            +380689602524

+380685000782

Consulat général à Odessa

Tél :     +380487039176

             +380487039178

Consulat général à Rostov-sur-le-Don

Tél :     +79614084423

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15.Le Courrier d’Erevan

28 février 2022

Le Pont de l’Archevêché de Paris illuminé aux couleurs des drapeaux de l'Arménie et de la France

L'un des ponts près de la cathédrale Notre-Dame de Paris est illuminé aux couleurs des drapeaux arménien et français, informe l'Ambassade d'Arménie en France dans un communiqué.

"Le 24 février, pour célébrer les trente ans d’amitié et de diplomatie qui unissent la France et l’Arménie, l'un des ponts près de Notre-Dame (Pont de l'Archevêché) à Paris a été illuminé aux couleurs des drapeaux de l'Arménie et de la France", indique le communiqué.

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16.Le Courrier d’Erevan

21 février 2022

Des citoyens azerbaïdjanais ont acheté six propriétés en Arménie au cours des dix dernières années

Les citoyens azerbaïdjanais possèdent au moins six propriétés en Arménie. C'est ce qu'a indiqué le Comité du cadastre en réponse à une enquête de Sputnik Armenia.

« Entre 2010 et 2021, un total de 71 transactions d'enregistrement de biens immobiliers ont été effectuées en Arménie par des ressortissants turcs et 6 par des ressortissants azerbaïdjanais », indique le rapport.

Selon le Comité, des citoyens d'Azerbaïdjan ont acheté des appartements en 2012 (2), 2018, 2019. Un autre appartement a été reçu en donation (2012). En outre, un établissement d'importance publique a été acquise.

Il convient de noter que nous parlons des personnes ayant la nationalité azerbaïdjanaise, et non de leur appartenance ethnique. Nous ne pouvons pas dire s'ils sont Azéris par nationalité ou non.

Quant aux citoyens turcs, ils ont acheté 53 appartements en Arménie au cours de la période, un a sous forme de don et un a été échangé. En outre, ils ont acheté 5 maisons privées, 1 garage, 7 établissements publics et 3 terrains. Les achats les plus nombreux ont été effectués en 2016 (8), 2017 (14), 2019 (18) et 2021 (8).

Il convient également de noter que les entités juridiques enregistrées en Turquie et en Azerbaïdjan n'ont effectué aucune transaction immobilière en Arménie au cours de cette période. Auparavant, le ministre de l'Économie, Vahan Kerobyan, a déclaré que les citoyens turcs ont toujours acheté des biens immobiliers en Arménie.

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17.Nor Haratch

28 février 2022

La dette publique arménienne continue d'augmenter (norharatch.com)

La dette publique arménienne continue d'augmenter

La dette publique de l'Arménie a augmenté de plus de 15 % au cours de l'année écoulée pour atteindre un nouveau record de près de 9,3 milliards de dollars, selon les chiffres officiels.

Elle équivalait à environ 63,4 % du produit intérieur brut, contre 59 % en 2017 et seulement 18 % en 2007.

Le ratio de la dette au PIB a commencé à augmenter de manière significative il y a deux ans au milieu d'une récession causée par la pandémie de coronavirus et aggravée par la guerre au Haut-Karabakh. L'économie arménienne s'est contractée de 7,6 % en 2020, obligeant le gouvernement à recourir à des emprunts extérieurs supplémentaires pour compenser un manque à gagner important de ses recettes fiscales.

Le gouvernement et la Banque centrale ont emprunté encore plus (environ 1,26 milliard de dollars) auprès de sources principalement externes l'année dernière, malgré la reprise de la croissance économique et une augmentation importante des recettes fiscales. Les nouveaux prêts comprenaient la quatrième euro-obligation de l'Arménie, d'une valeur de 750 millions de dollars, émise en janvier 2021.

Arshalouys Margarian, chef de la division de gestion de la dette du ministère arménien des Finances, a minimisé l'importance de la dette croissante, affirmant qu'elle reflète une tendance mondiale et ne met pas la stabilité financière en danger.

« Notre économie restera longtemps axée sur le déficit », a déclaré Margarian « Comment la dette peut-elle baisser si l'économie doit continuer à croître en termes physiques ? La chose la plus importante est le rythme de la croissance économique. Si l'économie croît plus vite que la dette, alors laissez [la dette] croître, pour l'amour de Dieu. Cela ne peut que profiter au pays. »

Le ministre des Finances, Tigran Khatchatrian, s'est dit confiant en septembre que la reprise économique en cours permettra au gouvernement de réduire la dette publique à 60,2 % du PIB d'ici la fin de 2022. Le Fonds monétaire international a toutefois prévu par la suite que cela ne se produirait probablement pas avant 2024.

Cet objectif budgétaire et d'autres fixés par le gouvernement sont maintenant remis en question par les retombées de l'invasion russe de l'Ukraine. Le Premier ministre Nikol Pachinian a averti vendredi que de sévères sanctions économiques imposées à Moscou par l'Occident pourraient également frapper l'Arménie et d'autres États ex-soviétiques dépendants du commerce avec la Russie.

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18.Nor Haratch

28 février 2022

France de Hartingh décorée par Hasmik Tolmadjian (norharatch.com)

France de Hartingh décorée par Hasmik Tolmadjian

Le 24 février, l'Ambassade d'Arménie en France a organisé une réception dans les salons du Club interallié à Paris pour célébrer le trentième anniversaire des relations diplomatiques entre la France et l'Arménie.

A cette occasion, Hasmik Tolmadjian, ambassadeur d'Arménie en France a souhaité honorer la première ambassadrice de France en Arménie, Mme France de Hartingh, qui avait pris ses fonctions en 1992.

Dans son discours, Hasmik Tolmajian a souligné la particularité des liens fraternels entre la France et l'Arménie. Elle a notamment fait l'éloge de sa première homologue française en Arménie, qui a eu l'honneur de représenter son pays dans les conditions extrêmement difficiles de l'accession de l'Arménie à l'indépendance.

A travers quelques anecdotes, Madame France de Hartingh a rappelé les difficultés qui avaient été les siennes pour représenter son pays dans ces conditions. L'ambassade d'Arménie occupait alors le 9e étage de l'hôtel Hrazdan. Des circonstances difficiles qui ont permis à Mme de Hartingh de faire montre de ses qualités de courage, de ténacité, mais aussi de bâtisseuses, puis qu'elle a œuvré à la création de l'actuelle ambassade de France en Arménie.

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19.Conflits

14 février 2022

Voyages Conflits. Géorgie et Arménie. Mai 2022 | Conflits : Revue de Géopolitique (revueconflits.com)

Voyages Conflits. Géorgie et Arménie. Mai 2022

Indépendante depuis 1991, la Géorgie reste dépositaire d’une histoire multiséculaire et d’un patrimoine ancestral. Entre Orient et Occident, ce pays du Caucase fait tout pour conserver ses spécificités afin de rester un Etat unique, que Conflits vous emmène visiter. 

Fondée au Ve siècle, au creux des montagnes, Tbilissi signifie « source chaude », en référence aux sources de souffre situées à proximité. Capitale de royaumes, elle a accumulé de nombreux bâtiments historiques qui en font un lieu d’art et d’histoire du Caucase du sud. Son histoire rappelle les passages des invasions, la présence des Géorgiens, des Arméniens, des Russes, des Ottomans ; et le point de contact des routes de l’Eurasie. Extrême-Orient de l’Europe, c’est aussi la porte d’entrée vers l’Asie et les confins du monde romain.

Conflits vous propose de découvrir la Géorgie et l’Arménie lors d’un séjour d’étude organisé du 14 au 23 mai 2022. Vous serez accompagnés par Tigrane Yégavian et Jean-Baptiste Noé. Programme du séjour et modalités d’inscription en suivant ce lien.

Découvrez quelques sites géorgiens visités durant le séjour.

 

Mtskheta, située à quelques kilomètres de Tbilissi, est la ville historique et religieuse de la Géorgie, capitale de l’Ibérie du IIIsiècle av. J.-C. au Vsiècle après. C’est ici que les Géorgiens se sont convertis au christianisme et que les premières églises ont été édifiées. On y trouve l’église de Jvari (VIe siècle), qui est l’un des exemples d’architecture paléochrétienne les plus importants de Géorgie, ainsi que la cathédrale Svetitskhoveli (XIe siècle), centre spirituel et religieux du pays. Elle était la plus grande église de Géorgie, jusqu’à ce qu’une nouvelle cathédrale soit bâtie à Tbilissi en 2004. Ses plus anciennes fondations datent de 337, au moment de la conversion du roi Mirvan III. Toujours à Mtskheta se dresse le monastère de Samtavro, bâti au XIsiècle par le roi Georges Ier de Géorgie et aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’histoire de ces bâtiments reflète celle de la Géorgie et de sa fondation.

Enfin, la ville est proche de Uplistsikhé, ville troglodytique (IVe siècle av. J.-C.), située sur la route antique de la soie. Elle abrite des grottes troglodytes, des caves à vin (marani), des poêles géorgiens (thoné). La Géorgie est le berceau du vin. C’est là que furent retrouvés les plus anciens grains de pépins fossilisés et les plus anciennes vignes. La culture viticole façonne encore la vie des Géorgiens, qui produisent le vin en s’inspirant des méthodes antiques. Depuis la fin de l’URSS, la qualité de celui-ci s’est nettement améliorée.

Les commerçants ne furent pas les seuls à emprunter la route de la soie ; les militaires furent également de la partie. Au XIXsiècle, les Russes construisirent la route militaire géorgienne, qui traversait le Caucase et reliait cette région à la Russie. Les soldats stationnaient dans les casernes et surveillaient le versant sud du Caucase. La route passe à proximité de la forteresse médiévale d’Ananouri située sur les bords de la rivière Aragvi. Voie de passage et cœur stratégique, le fort servit dans de nombreux combats où se disputa le contrôle des vallées. Au milieu de ces paysages de montagnes et de rivières, les bâtiments militaires et civils se dressent sur les hauteurs, rappelant que la Géorgie est un pays de montagnards où l’histoire s’écrit par les combats et la tenue des vallées.

 

Ananouri domine sa vallée et ses vallons, offrant un paysage de nature et de combat qui est celui de la Géorgie. Plus grand pays du Caucase, voisin de l’Arménie, la Géorgie est la porte d’entrée de cette région à cheval entre deux continents.

Visitez l’Arménie et la Géorgie du 14 au 23 mai 2022 avec Conflits et notre partenaire Ictus voyage. Renseignement et inscription en suivant ce lien.

 

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20.Le Monde

1 Mars 2022

Guerre en Ukraine : les Russes fébriles face à la crise économique et financière qui s’annonce (lemonde.fr)

Guerre en Ukraine : les Russes fébriles face à la crise économique et financière qui s’annonce

Aucune panique ne se manifeste dans le pays, mais une nervosité évidente. Son premier symptôme : les longues files d’attente devant des distributeurs de billets parfois à sec.

La totalité des sanctions occidentales adoptées en réponse à la guerre en Ukraine n’est toujours pas connue, leur effet encore difficilement mesurable, que déjà se pose une question : la fameuse résilience russe pourrait-elle être mise à mal ? Aucune panique ne se manifeste dans le pays, mais une fébrilité évidente. Son premier symptôme : les longues files d’attente devant des distributeurs de billets parfois à sec.

Durant le week-end, c’est vers les devises étrangères, gage de sécurité, que se tournaient les Russes ; lundi, de nombreux distributeurs ne donnaient que des sommes limitées, même s’agissant des roubles. En 2014, après de premières sanctions infligées déjà pour la guerre en Ukraine et l’annexion de la Crimée, aucun mouvement de la sorte n’avait été observé. Le choc anticipé pourrait plutôt s’apparenter à celui de 1998, crise financière dont le traumatisme est toujours présent en RussieFile d’attente devant un distributeur de billets, à Saint-Pétersbourg, en Russie, le 28 février 2022. MARIA PETROVA POUR « LE MONDE »

Il est un autre indicateur dont les Russes, quasi instinctivement, savent surveiller les soubresauts. Celui des taux de change du dollar et de l’euro, qui s’affichent en caractères lumineux dans les rues, sur les devantures des bureaux de change. Le chiffre des 100 roubles pour 1 dollar n’avait jamais été dépassé dans l’histoire ; il est monté, lundi 28 février, jusqu’à 109 roubles, et l’euro jusqu’à 127 roubles.

Des prix qui changent plusieurs fois par jour

Dans un pays où 43 % des habitants disent ne pas avoir la moindre épargne, l’effet peut être dévastateur, et ce alors que les prix des produits de première nécessité ont déjà fortement augmenté depuis un an et que le niveau de vie a reculé en continu depuis 2013. Les prix des biens électroniques ou des voitures se sont déjà envolés. Dès le 25 février, les Russes s’étaient rués dans les magasins d’électronique en anticipant la crise. Ensuite, on a vu des vendeurs changer les prix plusieurs fois par jour.

L’inquiétude est encore contenue, devant un distributeur de la banque Raiffeisen dans le centre de Moscou. La banque ne fait pas partie de celles qui devraient être visées par l’exclusion du système de communications Swift, mais comme le dit Pavel P., « on a connu trop de chocs pour ne pas être un peu prudents ». La machine, elle, refuse de donner plus que 10 000 roubles (environ 85 euros). « On sait que les Occidentaux nous imposent des sanctions pour tout et n’importe quoi », précise cet homme d’une cinquantaine d’années.

Serguei Simonov attend depuis trois jours de pouvoir retirer de l’argent devant un distributeur, à Saint-Pétersbourg, en Russie, le 28 février 2022. 

C’est précisément la ligne de la télévision, qui s’est massivement emparée du sujet sanctions pour dénoncer une nouvelle attaque de l’Occident. « Ce ne sont pas les oligarques qui sont visés mais le peuple, dénonçait dimanche soir le présentateur vedette Vladimir Soloviev. Uniquement pour ce que nous sommes, pour nos noms russes. » Le lien avec la guerre en Ukraine, rendue quasiment invisible dans les médias, n’est pas fait.

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21.Le Figaro

1 mars 2022

DIRECT – Guerre en Ukraine : L'armée russe dit aux civils de Kiev vivant près d'infrastructures du renseignement ukrainien d'évacuer (lefigaro.fr)

Ce qu’il faut retenir de cette sixième journée d’offensive russe

  • Les délégations russe et ukrainienne ont quitté lundi la table des négociationsen Biélorussie et rentrent pour «consultations dans leurs capitales» respectives, après avoir convenu d'un «deuxième round» de pourparlers, ont annoncé les deux parties.
  • Le Kremlin juge actuellement «prématuré de donner une appréciation» sur la suite des pourparlers«Les forces armées de la fédération de Russie continueront l'opération militaire spéciale jusqu'à ce que les objectifs fixés soient atteints», a affirmé le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.
  • Sur le terrain ce mardi,l'armée russe continue de se déployer pour tenter de prendre le contrôle de Kiev. Le centre de Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine non loin de la frontière russe, est bombardé par l'armée russe. La ville de Marioupol, dans l'Est de l'Ukraine sur la mer d'Azov, était par ailleurs sans électricité mardi après une offensive russe. L'armée russe est arrivée aux portes de la ville de Kherson, dans le Sud du pays.

La carte pour suivre l'avancée des forces russes. Service Infographie du Figaro

  • Deux soldats tchétchènes sont morts et six ont été blessés en Ukraine, a annoncé mardi sur Telegram Ramzan Kadyrov, le dirigeant de cette république du Caucase, un fidèle du Kremlin. L'Ukraine a, elle, annoncé que 350 civils étaient morts depuis le début de l'offensive russe jeudi.
  • Le gouvernement britannique a placé la plus grande banque russe, le géant public Sberbank, sur la liste des entités soumises à des sanctionsdu Royaume-Uni. En France, TotalEnergies a annoncé qu'«il n'apportera plus de capital à de nouveaux projets en Russie». Le géant danois du transport maritime Maersk a annoncé la suspension des nouvelles commandes depuis et à destination des ports russes, hors denrées alimentaires, médicales et humanitaires.
  • Le vice-premier ministre britannique, Dominic Raab, a prévenu mardi que le président russe Vladimir Poutine sera «tenu responsable» d'éventuels crimes de guerre commis en Ukraine.Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a annoncé l'ouverture «aussi vite que possible» d'une enquête sur la situation en Ukraine, tandis que les ONG Amnesty International et Human Rights Watch dénonçaient l'utilisation en Ukraine de bombes à sous-munitions qui ont touché des civils.
  • Près de 000 réfugiés ukrainiensfuyant l'invasion de leur pays par la Russie ont afflué depuis jeudi dans des pays frontaliers, selon le dernier recensement de l'ONU. La Chine a de son côté commencé à évacuer ses ressortissants piégés par l'invasion russe en Ukraine, a rapporté un quotidien chinois.