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“Avec son tralala, son petit tralala…” Suzy Delair dans “Quai des Orfèvres” de H.G. Clouzot

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imagessans-titreArte diffuse ,rediffuse "Quai des Orfèvres" avec la pétillante, la mutine, la coquine Suzy Delair .

Avec son sourire canaille , ses yeux de cocker , son nez mutin, elle incarne parfaitement la Parisienne délurée , coqueluche des hommes.

"L'assassin habite au 21" est son premier très grand succès au cinéma. Henri-Georges Clouzot dont elle est la compagne, lui offre ce très beau "Quai des Orfèvres.

Bernard Blier joue son heureux mari , jaloux et on le comprend .

Louis Jouvet est un savoureux inspecteur .Simone Renant, Charles Dullin, Robert Dalban, Raymond Bussières,Christian Marquand, Dora Doll et  Annette Poivre complètent le tableau .

 

Suzy Delair——————————————————————————————————

Fille d'une couturière et d'un sellier-carrossier, elle est d'abord apprentie-modiste chez Suzanne Talbot, & rêve de théâtre.Adolescente, elle fait de la figuration au cinéma et au théâtre mais elle connaît le succès au music-hall sur la scène des Bouffes-Parisiens, à Bobino, à l'Européen, aux Folies-Belleville, dans le cabaret de Suzy Solidor, & dans des revues avec Mistinguett et Marie Dubas[2].

Le cinéma la découvre, dix ans plus tard, en Parisienne délurée dans Le Dernier des six (1941), réalisé par Georges Lacombe sur un scénario de Henri-Georges Clouzot, avec qui elle vit. H-G Clouzot passé réalisateur lui offre en 1942 un succès considérable avec L'assassin habite au 21.

Le 19 mars 1942, elle est avec les acteurs invités par les Allemands pour visiter les studios cinématographiques de la UFA, en Allemagne et en AutricheMunich, Berlin et Vienne), aux côtés de René Dary, Junie Astor, Danielle Darrieux, Albert Préjean et Viviane Romance.

Si la comédienne figure parmi les vedettes des années 1940, sa carrière cinématographique est émaillée de pauses. En 1947, elle tourne Quai des Orfèvres avec Clouzot, dont elle est encore la compagne ; ils se séparent après ce dernier succès commun. On la retrouve ensuite dans des films de Jean Dréville, Jean Grémillon, Marcel L'Herbier, Christian-Jaque, Marcel Carné, Luchino Visconti, René Clément et Gérard Oury.

Le 25 février 1948, elle participe au premier festival international de jazz de Nice, où elle chante pour la première fois en public la chanson C'est si bon (musique de Henri Betti et paroles d’André Hornez) dans un cabaret où Louis Armstrong terminait sa soirée. Cette chanson devient un standard de jazz à partir des années 1950.

En 1950-1951, elle tourne Atoll K, réalisé par Léo Joannon, avec pour partenaires Laurel et Hardy, dont c'est le dernier et, malheureusement, le plus mauvais film. Pendant la saison 1953-1954, elle est à l'Européen, à Paris, dans l'opérette Mobylette, avec pour partenaires Mona Monick et les débutants Michel Roux, Roger Lanzac, et Lucien Lupi.

En 1973, sort le film Les Aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury ; elle y tient le rôle de Germaine Pivert, dentiste épouse de Victor Pivert, incarné par Louis de Funès. Le film se classe en tête du box-office cette année-là avec plus de 7 millions de spectateurs en salles. Elle remplaçait à titre exceptionnel Claude Gensac, qui avait alors des problèmes de santé.

En 1982, elle commente son parcours ainsi : « On me fait trop rarement travailler. Sans doute me fait-on payer à la fois de ne pas appartenir à des chapelles, les aventures masculines auxquelles j'ai parfois sacrifié ma carrière, et surtout, mon refus de flirter quand il aurait fallu le faire… ».

Le 6 décembre 2004, un hommage à Suzy Delair a lieu à la Cinémathèque française à Paris, présenté par le journaliste Olivier Barrot, en présence de l'actrice et de ses amis Françoise Arnoul, Pierre Trabaud, et Jacqueline Willemetz, petite-fille d'Albert Willemetz. Organisée par Sylvain Briet et Les Amis de la Cinémathèque française, cette manifestation a présenté un cycle de ses films comprenant Quai des Orfèvres, Lady Paname, Pattes blanches, Gervaise, Le Couturier de ces dames, et le sketch Une couronne mortuaire extrait de Souvenirs perdus.

source : wikipedia