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Chine , Armenie, histoire de l’Orient : les secrets

Le 20/08/2014 | Par | Catégorie: CINÉMA



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andinRencontre avec l'ìnconnu

Die Seidenstrasse
Le réalisateur arménien Ruben Giney nous invite a un voyage dans le passé armenien et nous propose une nouvelle perspective historique
(11e Festival International du Film de Yerevan : "Golden Apricot" (GAIFF)

 

Les festivals de films sont plein des surprise, pour moi, un voyage dans un monde inconnu, avec le but de  sortir d'une rencontre avec l'inconnu, avec une nouvelle perspective, une nouvelle compréhension sur soi meme et les autres. Pendant le festival de film de Erevan, ce sentiment m'est arrivé parfois. Quelquefois de maniere inattendue! La première fois que j'ai rencontré ce jeune réalisateur arménien, c'était lors d'une conférence de presse avec les participants au « Panorama armenien». Parmi eux, Ruben Giney, ce jeune cinéaste arménien basé à Shanghai, rien de spectaculaire a premier vue . Le lien pour écouter la démo est https://soundcloud.com/luisarguelles/sets/demo-composer

 Ou peut etre, quand meme, ce qui est  spectaculaire est le lien avec Shanghai et la présence d'un musicien mexicain qui est tombé amoureux du doudouk.  J'avais  attiré moi-meme leur attention pendant la conférence de presse, comme Ruben Giney devait me le dire plus tard, avec ma question, très simple :  Je voulais juste savoir l'heure de la projection.

Le documentaire est intitulé "Andine" [Au-delà]: Armenian Journey Chronicles, et il raconte l'histoire de la tentative des Arméniens de relier l'Est à l'Ouest. L'idée lui est venue de tourner ce documentaire quand il a decouvert avec surprise d'anciennes pièces de monnaie arménienne dans un musée chinois. Trouver les réponses, comment c'est possible, comment on s'explique la présence arménienne, est devenu une obsession à partir de la, une obsession qui devait le posséder pendant trois ans et lui faire parcourir , avec son équipe, 80.000 km..

Ci-dessous une interview avec Ruben  en 2011 pour Radio86.com, alors qu'il est encore dans les recherches ! Il y  explique très bien le but du documentaire! Le film devait sortir en 2012 avec un autre titre ;  en réalité ca a pris deux ans de plus, ce que est complètement compréhensible, en visionnant le film. Le contenu inconnu, la qualité de la cinématographie, la bande sonore, les compositions, le commentateur britannique, tout cela convainc: ce n`est pas un documentaire arménien qui pourra intéresser la communauté arménienne, le focus de Ruben est autre et celui-la est bien clair, réussir a captiver le monde entier,  transmettre le message sur les origines d'une civilisation.

Alice Kanterian

P.S.: Pendant le festival , tout le monde parlait du documentaire en utilisant l'expression the Silk Road, die Seidenstrasse, La Route de la Soie , la provenance allemande est une des choses que j'ai apprises en visionnant ce film.

http://www.youtube.com/watch?v=eF-Zs5_6qgY
http://www.youtube.com/watch?v=ftNWNZsxPCc
http://www.youtube.com/watch?v=6c0-oAkqX7s

 

Armenia – The Great Chinese Journey
[Arménie – Le grand périple vers la Chine]
Le réalisateur arménien Ruben Giney [Gini] propose une nouvelle perspective historique

par Alena Rasi

Radio86.com, 09.11.2011

Les liens de la Chine avec la civilisation occidentale font depuis longtemps débat. Un film documentaire, dû à un réalisateur arménien de 26 ans, propose une perspective nouvelle. Fera-t-il date ?

Fondé exclusivement sur des recherches scientifiques et les toutes dernières découvertes archéologiques et données d’archives, Armenia – The Great Chinese Journey constitue un nouveau documentaire qui se propose de présenter des productions historiques inconnues jusqu’ici.

Radio86 a interviewé le réalisateur, Ruben Giney, pour en savoir plus.

Qu’est-ce qui rend ce documentaire unique ?

« Il ne s’agit pas de l’histoire d’une nation particulière. Mon objectif est de rendre ce documentaire également intéressant pour un large public, provenant de pays différents, et aussi d’âges différents, des chercheurs confirmés aux élèves », explique Giney.

L’histoire de l’Orient ancien détient toujours nombre de secrets. Quel siècle vit les premiers contacts entre Orient et Occident ? Qui fut le premier Occidental à atteindre le Tibet ? Qui fut le premier Chinois à voyager vers l’ouest et à visiter Rome ? Les réponses à ces questions demeurent enfouies dans le passé.

« Néanmoins, dans notre nouveau documentaire Armenia – The Great Chinese Journey, nous tenterons de trouver des réponses en nous appuyant sur les toutes récentes données archéologiques, publications internationales et entretiens avec des spécialistes occidentaux et orientaux. C’est ce qui le rend unique. », précise Giney.

Le documentaire prend trois périodes pour explorer l’histoire des relations sino-arméniennes, commençant par l’Antiquité et le Moyen Age, puis le 20ème siècle et finalement l’époque moderne et l’exposition universelle de Shanghai en 2010.

Les spectateurs effectueront un voyage passionnant et instructif dans le temps, assistant de leurs propres yeux à des événements historiques majeurs et faisant de nouvelles découvertes.

L’accès aux archives : une mission possible

Il y a vingt ans, accéder aux matériaux d’archives en Chine était une mission impossible. Aujourd’hui, néanmoins, toutes les portes sont ouvertes à ce jeune réalisateur.

En travaillant sur le scénario du documentaire, il eut l’impression d’être un détective enquêtant sur les mystères du passé : « Je pense que l’époque actuelle est propice pour travailler sur les archives en Chine car, après cent ans de communisme, ce pays s’ouvre à nouveau. Aujourd’hui, un Occidental peut avoir accès à ces documents et à ces ressources historiques jusque là non étudiées. »

« Le scénario est pour l’essentiel prêt, mais nous recevons sans cesse de nouvelles données et nous opérons au final des changements. Pour le tournage, nous prévoyons de visiter cinq pays et quatorze villes, comme Shanghai, Harbin, Lhassa (Tibet), Samarcande, Singapour, Macao et Hong Kong », précise Ruben Giney.

Vérité ou légende ?

Ruben Giney est né à Erevan, en Arménie, et a étudié la mise en scène à l’Université russe d’Etat de Cinématographie (VGIK). En 2004, il part travailler en Chine en tant que directeur de création au sein d’une entreprise publicitaire. Agé maintenant de 26 ans, il parle quatre langues : russe, arménien, anglais et chinois.

La Chine ne pouvait qu’éveiller sa curiosité, qui se transforma rapidement en un profond intérêt et une véritable passion : « L’expérience que j’ai accumulée en Chine valait de l’or », reconnaît-il. Passionné d’histoire et d’archéologie, il a participé à plusieurs expéditions scientifiques en Arménie et en Chine.

« Ce qui m’intriguait le plus etait le fait que l’histoire chinoise soit si différente et si étroitement entremêlée de légendes. Parfois, il n’est guère facile de distinguer la vérité de la légende », remarque-t-il.

Productions inconnues

La recherche archéologique contemporaine montre que Chine et Arménie étaient en contact au 2ème siècle avant J.-C. Afin de le prouver, le documentaire présentera des objets convaincants, comme d’anciennes monnaies arméniennes découvertes en Chine et l’image d’un dragon chinois sur des gravures arméniennes.

L’Arménie est importante à cet égard, du fait de sa position géographique au carrefour des cultures et des voies commerciales. Les relations sino-arméniennes, souligne Giney, n’ont pas été étudiées sur une large échelle.

Par exemple, peu d’entre nous savent que le vêtement arménien servait de sésame pour les routes commerciales vers l’Orient : « Les Européens s’affublaient de vêtements arméniens pour voir les merveilles de la Chine. », rappelle Giney.

« Il est important de comprendre que les premiers contacts avec l’Orient furent les premières étapes vers la globalisation, un processus qui débuta dans des temps anciens et qui continue actuellement et à l’avenir… Le film entend montrer ces connexions. », conclut Ruben.

 

 



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